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 Poetae misericordiarum | Ève & Gala

écrivainpoème d'hiver
élégance et harmonie du chaos arctique
Galathée Almophos
élégance et harmonie du chaos arctique
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missives : 101
sablécus : 9
au pôle depuis le : 22/04/2019
planisphère : Poetae misericordiarum | Ève & Gala Tumblr_oximhljnaa1t0w8aao2_400
labeur : une petite fée qui manie les filtres et les poisons. Naissent de ses mains, des crimes et des guérisons. Quelquefois, elle s'improvise faiseuse d'ange pour traiter des cas plus complexes.
masure : dans le froid glacial du pôle. Il lui arrive de quitter sa petite taverne pour voyager un peu.
les palpitations : un amour basé sur le mensonge. Mais pourquoi vouloir chercher à effacer des caresses, des baisers amoureux, des mots doux glissés dans le cou, des étreintes enflammées ?
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Dim 16 Juin - 9:30

Galathée est encore une fois à la gare, prête à partir pour une autre destination. Elle ressemble à une petite fille perdue dans la gare, assise sur sa valise au milieu de la foule, la tête entre les mains. Les hommes et les femmes passent, sans prêter attention à elle, trop occupés dans leurs rêves d’évasion, des fantasmes pour quitter le train train quotidien. Il fait froid. La jeune fille est emmitouflée dans une de ces vieilles vestes qu’elle a hérité de la sorcière, sa mère adoptive. Elle en a marre et décide de rentrer à l’intérieur de la gare pour se réchauffer. Elle retire sa veste et pose ses yeux sur le panneau des destinations. Elle aussi, se met à rêver d’évasions vers une arche où la vie est plus simple, où les nobles n’existent pas et où le temps est moins capricieux. Galathée marche vers le comptoir pour se procurer un billet et pose sa valise et sa veste au sol.

Oui bonjour, un billet pour ?
Pantor s’il vous plaît.
Le prochain ?
Oui ce serait bien.
Tenez.
Merci bonne journée.

Galathée met son billet dans sa poche. Ce sera un voyage de quelques heures qui la rapprochera doucement de Sigurd. Elle imagine une arrivée merveilleuse. Le jeune homme va l’accueillir avec un baiser enflammé. Elle se blottira contre lui pour se réchauffer. Elle va prendre pour excuse une panne de chauffage dans le train. Il rigolera et son rire la réchauffera d’autant plus.

Galathée se tourne pour prendre sa valise mais la veste n’est plus avec. Elle blêmit d’horreur. Quelqu’un a dû lui voler la veste. Elle prend sa valise et se met à déambuler dans toute la gare à la recherche d’un personne qui aurait en sa possession cette fameuse veste. Les larmes lui montent aux yeux. Sa mère doit être tellement déçue de lâ où elle est, de savoir sa fille incapable de garder une veste. Galathée fait tous les couloirs, tous les quaies mais elle ne retrouve pas sa veste. Elle voit un train partir et se dit que la personne qui lui a pris sa veste est sûrement dans ce train. Elle essuie d’un revers de la main ses larmes et se résigne à regarder dans ses poches. Elle n’a pas assez d’argents pour s’en acheter une autre.

Galathée marche avec sa valise en essayant de se réchauffer un peu. Elle espère au fond d’elle que Sigurd a quelque chose pour elle, sinon elle ne tiendrait pas deux jours sans mourir de froid. Elle aperçoit au loin, une petite troupe avec de nombreuses valises colorées et de vêtements. Elle s’approche doucement de la petite troupe et observe les vêtements qui traînent au sol en espérant y voir sa veste. Mais, en étant plus près, elle voit que ces habits sont en réalité des costumes, peut être de théâtre ou de cirque. Une idée germe dans son esprit et elle rassemble toutes les pièces dans sa poche dans sa main. Elle se dirige vers la première personne qui lui inspire confiance. C’est une femme blonde, assise, plutôt grande, qui a l’air à peine plus vieille qu’elle. Galathée présente ses pièces et dit d’une voix toute petite:

“Excusez-moi, madame. J’ai perdu ma veste et je n’ai rien d’autre à me mettre pour me préserver du froid. Serait-il possible d’avoir un de vos gilets ou une de vos vestes en échange d’un peu d’argent ?”

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t’es belle tu sais. avec tes cheveux ébènes et ton regard de princesse. dommage, tu as les mains souillés de crimes. dommage, ton coeur bat mais ta conscience  se lamente. tu as des rêves poétiques mais aussi des idées noires. attention petite princesse, tu deviens sorcière.
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muse dépeinte sur une toile abîmée
Ève Phonostore
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labeur : artiste de cirque, vagabonde, déchue, charmeuse de serpent, femme à la peau vipère et au venin caché, ève est de ces gens insignifiants qui savent si bien enjôler les ombres.
masure : tantôt sous la voûte étoilée tantôt à l'abri, elle vit sous la protection du dieu cobra // les derniers voyages l'ont menée à Atlakès, sur les rails de la gare.
les palpitations : adam le géant aux bras de velours, l'acrobate dansant sur les fils. des pulsations irrégulières, parfois feu sûrement misère, des palpitations impossibles.
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Dim 16 Juin - 23:09

POETAE MISERICORDIARUM
galathée & ève

Ici les cheminées crachotent leur fumée comme si elles avaient six ou sept millions d'années. Les rides sont les rails qui, tortueux, serpentent sur tout le Pôle, enchantés par la magie Cyclopéenne. Vieille gare rouillée perdue sur une muraille, d'un côté le vide de l'autre le trépas, les passants ont le pas lourd la tête baissée, bras croisés sur leurs poitrines. Les oiseaux sont en fer et ne chantent plus, leurs mélodies se sont enrayées à force d'être jouées et rejouées sans être écoutées. Personne ne les a jamais regardés il ne faut pas les blâmer pour leurs chants avoir cessé. De tous les rêveurs aucun ne lève assez la tête pour voir les jolies choses les pauvres ornements, et de cet endroit tout le monde retiendra les départs les arrivées mais jamais, au grand jamais les oiseaux.

Tout le monde et pas Ève pourtant, elle, elle est assise à même le sol, perdue entre l'extérieur et l'intérieur, madone aux yeux de biche les cheveux jusqu'au sol. Sur la voie de la 678 elle aussi attend, regarde le ciel, essaye de voir la Citacielle. Rien pourtant que des volatiles de métal, pas même un nuage chahuté par les vents violents. Sur ce quai les rafales sont des morsures, le froid règne mais la neige ne peut se faire reine sur cette terre isolée.
Elle est entourée des bagages vêtue de sa robe longue aux tissus légers, aux soieries aériennes, elle ne met jamais de ces grandes fanfreluches et jupons doublés de velours, préfère les nuisettes aux couleurs printemps. Elle ne frissonne pas pourtant, ses longues boucles la couvrent, puis son coeur lui aussi est bouillant de son amour.  Et son dieu la réchauffe. Le Serpent veille.

Ils sont tous couchés, endormis, paisibles. Sur ses genoux l'enfant sans yeux les a fermés, emportée par les songes loin de la rudesse hivernale. Elle aussi a de longues boucles rousses, et Ève se demande si cet enfant ne serait pas un fruit de son père, clandestine, un enfant de l'amour récupéré dans une de ces gares similaires. Elle caresse le front d'un air maternel, elle n'attend personne Ève, elle a tout son temps, toutes les éternités qu'elle veut pour bercer la fillette. Leurs bagages sont faits depuis longtemps, leurs billets compostés la veille et leur train ne partira que dans une heure.

Où vont-ils, déjà, cette fois-ci ? Quasimodo leur a dit, ils allaient à Pantor, la ville du sommeil, royaume des narcotiques. La ville en bord de mer jouxtant les Sables d'Opale, la redoutable station thermale pour les grands nobliaux. Quand Ève les regarde tous ces grands affaiblis par des années de bataille, des montagnes de conflits, elle se demande si crever de faim ou de chagrin n'est pas la meilleure solution, finalement. Elle a pitié d'eux cachés dans leurs atours de princes et de princesse, elle, elle est peau d'âne, elle revêt chaque jour un manteau de joie et paraît, pièta des orphelins mère des reclus aux côtés de son père, elle fait rire les enfants, tous les enfants. Des poupons aux bambins, des adolescents aux mourants. Tous. Qu'ils soient de sang pur ou de sang impur, quel que soit leur pouvoir.
Pantor alors ? Cela faisait quelques mois déjà qu'ils s'y étaient rendus, les narcotiques étaient toujours déchus. Elle avait aimé cet endroit où les insectes l'observaient, tranquilles, posés dans le jardin ou bien dans leurs vitrines. Ils semblaient sourire. Elle aimait aussi les droséras, les plantes carnivores, les rafflésias, puis les roses, mimosas. Sur ses atours elle avait chacune de ces fleurs et son parfum ressemblait à ceux des pétales toujours intacts à l'aube. Ève est un peu coquette après tout, elle est comme ces dames, elle a été élevée comme ça dans des temps anciens.

Elle aimerait y aller mais les minutes passent lentement et elle n'a rien à faire, rien, que regarder autour et attendre de tous les réveiller, un par un, par un mot à l'oreille. Elle est attendrie par ce spectacle silencieux où les plus laids du Pôle dorment avec leurs peluches, emmitouflés dans des couvertures de pacotille. Ils sont les enfants du chaos et ils se promènent à travers leur arche. Ils sont heureux. Oui, heureux.

Ève est tirée de ses rêveries par une demoiselle en détresse. Elle aussi n'est pas très couverte et l'objet de sa requête d'ailleurs semble être un manteau pour protéger ses frêles épaules. Elle ressemble à une étincelle prête à s'éteindre, une Elle tend ses pièces avec un peu d'hésitation mais la petite a froid et elle est déterminée. Elle l'appelle madame et Ève sourit, tout en glissant un coussin sous la nuque de l'enfant sans yeux se relève et lui fait face.

Mais mamzelle en vla de drôles de façons de m'appeler pis d'parler, du froid qu'tu veux t'protéger ? T'as frappé à la bonne porte mais garde tes pièces on achète pas dla bonne volonté enfin. qu'elle lui dit, en coupant les mots, la voix un peu enrouée, camouflée pour pas réveiller les autres. Tins vins donc te mettre par là, qu'elle lui indique en lui montrant une grosse couverture sur leurs valises, un de ces gros édredons qui donnent des rêves aussi doux que ceux des Narcotiques. Ève se saisit d'une autre, c'est vrai il fait vraiment pas chaud par ici, et quand elle s'est rassise au milieu de ses amis, tu prends quel train ? qu'elle lui demande ensuite, à mi-voix, une fois la belle métisse aux yeux mordorés dans la couette.
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