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 BAL DE BIENVENUE

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écrivainpoème d'hiver
yeux glacés à jamais oubliés
Farouk
yeux glacés à jamais oubliés
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BAL DE BIENVENUE OxpVVBLx_o BAL DE BIENVENUE MTHruG3Z_oBAL DE BIENVENUE D6Bhr7nY_o

missives : 23
sablécus : 8
au pôle depuis le : 19/04/2019
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Dim 30 Juin - 9:21

le grand bal de bienvenue
ou pseudo bienvenue
Annoncé il y a cela quelques semaines, juste après la réhabilitation des clans déchus aux états généraux par la grâce de Monsieur l'ex-intendant Thorn, le bal de bienvenue aura lieu, c'est officiel, dans la salle de balle de la tour principale de Farouk. Organisé par la Toile, qui prendra part elle aussi aux amusements de la soirée, les nobles les plus respectables sont invités à séjourner au Clairdelune, les autres, les hôtels les attendent.

Tous les membres des clans sont conviés à se réunir pour cet événement absolument ex-ce-pt-i-on-nel. Peut-être l'esprit de famille daignera-t-il faire l'honneur aux festifs de sa présence ? Nul ne le sait !
Sont évidemment proscrits les Chroniqueurs, les Sans-Pouvoir et les bâtards seraient bien sûr mieux ailleurs. Il ne faudrait pas de nouvel incident comme avec ces regrettés Mr et Mme Thorn n'est-ce pas ?

Le but de la soirée étant de se divertir, de nombreux Imaginoirs ont ouvert temporairement dans l'enceinte de la Tour. Au programme : illusions comiques, coquines, érotiques, aphrodisiaques, horrifiques, bref, tout ce qu'il faut ! La Manufacture Hildegarde & Cie fait crédit, de nombreux sabliers sont à récolter ce soir !

Oh, et nous oublions ! Puisque c'est un bal, les musiciens seront au rendez-vous, et les danseurs aussi... Venir avec un cavalier/une cavalière est donc plus ou moins indispensable, n'oubliez pas qu'il est important de faire bonne figure. Il n'est pas nécessaire d'apporter à manger : ce soir, la Citacielle invite, un buffet sera mis en place et nombre de valets seront là pour vous servir.



Ce soir c'est donc le grand bal. Ressortirez vous indemnes de cette fête de bienvenue qui, des plus hypocrites, promet d'être arrosée et en vin et... en sang ?
Comme c'est un event et qu'apparemment la Manufacture et la Citacielle font crédit, autant en profiter !

Des sabliers et des sablécus seront à gagner :
En effet, la présence de votre personnage dans la tour impactera sa vie et son évolution. Puisque vous courrez un risque, vous serez dédommagés de non pas un sablécu par post rp mais deux sur la partie de la salle de bal. A vos risques et périls diego
Pour gagner des sabliers en plus, des défis inédits ont été mis en place ! Il suffira de vous signaler dans le sujet habituel. Les voici :

1. aborder trois inconnus si vous avez le courage d'aller voir de ces nobliaux parés des plus beaux atours, il se pourrait que vous soyez facturés de quinze sabliers. Entendons par trois inconnus trois personnes avec qui vous n'avez pas encore de lien...
2. se faire ouvertement remarquer vous rapportera quinze sabliers. Attention, il faut arriver à attirer l'attention du public, donc des autres joueurs présents au bal. Soyez créatifs, il se pourrait qu'une facturation supplémentaire de deux sabliers vous soit accordée si votre dérapage était particulièrement sophistiqué. On est à la Cour ou on ne l'est pas, en tous cas, on assume les conséquences.
3. placer dans ses conversations (mais pas forcément sur le même post rp) les mots baudet, bidet, boeuf, bison, belliqueux, boucan, boursouflé, bleu, baiser, bricoles vous rapportera vingt sabliers.
4. faire une description de 200 mots soit à propos de la robe d'une invitée (fictive ou non), soit vis à vis d'un animal domestique (d'un joueur ou d'un pnj) en louant ses qualités facturera sur votre compte vingt-cinq sabliers.
5. imiter un animal pendant 2 posts rps vous fera gagner quinze sabliers.

On vous souhaite un bon jeu et surtout bon courage pour survivre à ce bal you
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tourbillon soyeux d'imaginarius
Myria Almosilus
tourbillon soyeux d'imaginarius
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missives : 76
sablécus : 24
au pôle depuis le : 21/01/2019
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labeur : Brodeuse d'illusions
masure : Réside la plupart du temps au Clairdelune
les palpitations : Marié à un homme qui ne la regarde plus
les rides : 22
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Lun 1 Juil - 18:00

Bal de bienvenue
Les clans du Pôle




Je regarde par-dessus mon épaule, le regard perdu devant l'Eternel. Un bal. Comme il y en a eu des centaines ici auparavant, une tentative de réconciliation ? Une démonstration de force de chaque camp pour ma part. Tout le monde va se regarder en chiens de faïence, un couteau dissimulé dans la doublure d'un manteau. Qui blâmer ? Qui accuser ? Personne, nous nous faisons la guerre depuis si longtemps, je ne vois pas comment enrayer la machine, ai-je envie que ça s'arrête ? Bonne question. Je me contemple dans le miroir : une robe vermillon rechaussée d'or, une mini astre solaire. Des perles illuminant ma gorge que je cache avec un éventail en plumes de paon. Mes cheveux sont coiffés de manière à ce qu'ils brillent de mille feux. Une Mirage dans toute sa splendeur, j'ai brodé moi-même mes illusions, des rosés dont les pétales se laissent porter par un vent imaginaire. Une illusion tellement simple sur une étoffe tellement belle et sophistiquée. Une touche pour me rappeler de mon rêve. Je me demande si Sigurd sera là-bas, au bal. L'envie d'aller lui parler, son visage commence à s'effacer dans ma mémoire et cela me serre la poitrine, j'ai la sensation de laisser partir ce sentiment de liberté qui m'a épris en même temps que son souvenir, comme si les deux étaient intimement liés. J'attrape un bracelet, je l'ai fait venir exprès par dirigeable, un bracelet en chaîne d'or avec une petite boule en verre. Dans celle-ci, il y a du sable, j'ignore si c'est le même que celui où habite le Béhémoth mais je me sens plus confiante à son contact, comme si je pouvais devenir quelqu'un d'autre que la pauvre chose que j'ai toujours été. Plus forte, ne plus subir les hypocrisies de la cour. Je fixe mon reflet dans la glace, oui. Ce soir va changer la donne.

Je regarde Ivan qui n'a pas l'air ravi d'être là, je me retiens de sourire, il n'a pas aimé ma dernière valse, il sent que je lui échappe, un mini sentiment de rébellion s'est emparé de moi, je me sens changeante et pourtant, encore si fragile. Je me sens sans carapace pour me protéger, il est si facile de me cacher derrière l'allure transparente de mon mari. Quand j'y repense, Sérina n'a jamais dépendu de son mari, elle a toujours pris les devants, ne craignant rien ni personne, elle a toujours été libre. Elle que j'ai haïe toute ma vie va peut-être me montrer la voie pour sortir de ce guêpier infernal. Je m'avance doucement vers la lumière, la route sera longue mais je veux m'échapper des griffes d'Ivan, s'il n'a plus besoin de moi, alors je n'ai plus besoin de lui.

Il est temps de faire ami-ami avec nos camarades les anciens déchus, c'est chez eux que je trouverais la porte de sortie. Les Mirages n'ont apporté que des malheurs, ils m'ont toujours vue comme une branche pourrie du clan. Il est temps de leur donner raison et de leur faire payer. Chèrement. Cruellement. Comme tout bon Mirage qui se respecte. Un sourire satisfait fleurit sur mon visage. Comme j'ai hâte.

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astra; bb — ________     One day, my dreams comes true . ;; @unknow
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in the spider's web
Dimitri Egoratos
in the spider's web
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missives : 48
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au pôle depuis le : 10/06/2019
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labeur : auparavant chasseur pour le peuple du pôle, tanneur de peaux lors des saisons basses. mercenaire dissimulé pour le compte de son oncle et des invisibles, il laisse traîner des yeux et des oreilles au clairdelune grâce à son don de disparition personnelle.
masure : aujourd’hui détaché à la citacielle, capitale luxuriante de décadence et faux-semblants, il vit dans un appartement accommodé de l’essentiel - pour un ambassadeur de clan anciennement déchu.
les palpitations : veuf depuis quelques mois, vagabond des sentiments pour qui aimer n'est qu'une infamie.
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Lun 1 Juil - 22:28

le grand bal de bienvenue
ou pseudo bienvenue
Dimitri laisse retomber le journal épais sur le repose-pied couvert de velours rouge que ses talons viennent de quitter. Les dernières phrases qu'il vient de lire tournent encore telle une boucle dans sa tête. « Quelqu'un frappe donc, dans l'ombre, cherchant la mort. » Oui, mais qui ? Là, se posait la question dont tous les clans cherchaient probablement une réponse, accusant le voisin plutôt que d'assumer ses propres crimes. Un pouce sur le menton, les doigts penseurs, il arpente quelques pas dans ses nouveaux appartements ; ceux dont il vient de prendre possession, ceux prêtés par la cour à l'ambassadeur des Invisibles. Des courbettes de bienséance, qui pourraient dissimuler les plus meurtriers des pièges. Il n'est pas à l'abri, ici, il le sait très bien. Jeté dans la fosse aux serpents, il prend sa nouvelle mission comme une punition : incapable de chasser depuis la mort de celle qui partageait sa vie, coquille vide et inutile à qui il a fallu trouver une occupation pour la rentabiliser. Le coup accusé, il allait tenter de se montrer à la hauteur des siens. Noyé dans les faux sourires et les faux-semblants, sa carapace de nordique déchu était tout ce qui se dressait entre lui et le monde.

Deux yeux métalliques lui renvoient faiblement son regard par le biais du miroir, à moitié dissimulé dans l'ombre crépusculaire de sa chambre. Il observe son allure, sans grande conviction. Des cheveux châtains plaqués vers l'arrière par la force de l'habitude, une barbe taillée qui lui mange le bas du visage, de toute façon fermé de toute expression, et ce manteau en peau d'ours qui ne le quitte jamais, même ici, au cœur des illusions. Ce soir, il va faire son entrée dans la cour, ce soir, la Citacielle va faire connaissance avec les Invisibles. Le bal de bienvenue, celui qui agite toutes les lèvres et délie les langues. Un bal. Rien que l'évocation de ce mot ne rentre pas dans le cadre de ses convictions, de sa nature profonde, de ses habitudes. Pourtant, c'est bien la curiosité, plus que la bienséance, qui le pousse à faire son entrée ce soir. Ces meurtres qui s'enchaînent, ces ragots qui se bousculent d'un étage à l'autre de la capitale, ces yeux qui se tournent, un peu trop curieux, vers lui et les siens. Afin d'attraper une proie, il est toujours conseillé d'observer son environnement, son comportement ; de s'y adapter, avant de l'attaquer. Et c'est exactement avec un esprit de chasseur que Dimitri claque la porte de sa chambre, s'éloigne au bruit des talons rugueux, pour s'élancer vers l'ennemi.

Des airs classiques caressent ses oreilles, des mets au fumet délicieux se glissent jusqu'à ses narines, des danseurs aux costumes colorés paradent devant ses yeux. Mains croisées au bas du dos, c'est seul, faisant tâche, que l'Invisible débarque à la réception. Le pas serein, le regard aiguisé, il reste néanmoins en retrait de la foule, se contentant d'être un spectateur, non un acteur, de la scène qui se joue devant lui. Rien, ni personne à qui se raccrocher ; des visages inconnus l'entourent de toute part. Aucune trace de l'Esprit de famille. Non, l'heure est à la fête, le cœur à la rêverie. Les Imaginoirs pullulent çà et là, laissant des rires s'évader de leurs illusions. L’œil critique, Dimitri se contente d'observer ces pairs qui lui semblent si différents, refusant sans manière chaque serveur qui lui propose un met ou l'autre.

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ICE

PLAY WITH

nothing burns like the cold
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invisible to your eyes
Constance Phronèmanos
invisible to your eyes
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missives : 40
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au pôle depuis le : 15/06/2019
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labeur : la juriste élabore, avec méticulosité, le stratagème parfait pour se débarrasser de cette courtisane qui a osé s’approcher trop près de son imaginaire bien aimé. sombre aliénation. la belle a, cependant, longtemps été réputée pour son incorruptibilité, sa sincérité.
masure : somptueux palais, le clairdelune abrite, depuis toujours, ses quartiers. les exubérances ne se comptent plus. prospérité absolue. à moins que tout cela ne soit l’oeuvre des mirages, constamment cheminant dans les parages.
les palpitations : mariée depuis cinq douloureuses années et bien incapable de délaisser sa tour dorée pour sa supposée moitié. cet homme a, pourtant, bien tenté de la complimenter, la charmer, voire même l’hypnotiser, mais rien n’y a fait.
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Ven 5 Juil - 20:45

Le bal
Dimitri, Constance & le Pôle

Enfant, elle se précipitait à ces évènements-ci pour admirer les tenues resplendissantes des convives et plus particulièrement, les somptueuses robes des courtisanes. Des merveilles tissées de songes joliment travaillés. Elle les contemplaient des heures durant de ses beaux yeux en amandes. Et, quand l’heure venait, elle reproduisait leurs pas de danse à une distance respectable, tournoyant sur elle-même en riant allègrement. Jusqu’à ce que sa mère ne la surprenne et, férocement, la renvoie dans ses quartiers. Emmitouflée ses draps soyeux, la gamine feignait le sommeil, puis, précipitamment, s’extirpait de son lit afin de rejoindre son frère, Basile, avec qui elle valsait jusqu’au petit matin. Année après année, ces habillements extraordinaires perdaient de leur intérêt. Peu à peu remplacés par des tracés plus abrupts, pour ne pas dire plus virils. Néanmoins, pas n’importe lesquels. Farouk… Il n’y avait bien que lui et son charme indéniable pour s’emparer de son coeur, d’un bref regard, d’un simple effleurement, de quelques civilités. Elle le désirait. Plus que tout, ce roi qui n’avait que faire de cette Phronèmanos-ci. Alors, elle redoublait d’artifices et de manoeuvres pour attirer son attention. Pour un sourire réservé, un entretien affable, une promesse fantasmagorique. Obsession maladive. Jusqu’à ce que tout lui échappe, que son rêve ne brise soudainement en de centaines de cristaux particulièrement brillants.

Désormais, ces soirées sophistiquées sont devenues de véritables épreuves, contrainte de se montrer aux côtés de son insupportable époux. Cet homme qui attend ce bal avec une impatience insatiable, une occasion de plus pour la persécuter, la tourmenter comme il se doit. Si un ou deux témoins étaient amenés à assister à l’une de leurs scènes de ménage, cela ne manquerait pas de le ravir. L’opportunité rêvée pour contester cette curieuse rumeur attestant de leur rapprochement… Illusoire. Qu’elle brûle en enfer, cette sirène qu’il idolâtre autant qu’il l’exècre. Mais pour l’heure, Alban savoure le moment présent. De cette porte légèrement entrouverte, il dévore Constance du regard tandis qu’elle se vêtit d’une robe, étonnamment discrète, bien qu’épousant ses courbes à la perfection. Ses doigts fins, à la recherche de l’association idéale, survolent lentement d’innombrables parures de diamants. Et, il sourit, Alban. Il sourit, car cette femme a beau le détester, elle n’en demeure pas moins corruptible à souhait. Suffisamment charmée par la beauté des choses pour en accepter de porter ces bijoux emplis de culpabilité. De sublimes bagues serties de joyaux pour avoir volé quelques baisers à Amélia, de resplendissantes boucles d’oreilles ornées d’émeraudes pour une nuit dans les bras de Léonie et de célestes rivières de pierres précieuses pour une fréquentation prolongée avec Joséphine. Si seulement elle savait…

« - Êtes-vous bientôt prête, Constance ? maugrée-t-il dans son coin, sans pour autant oser s’aventurer dans la pièce. »

Impossible de s'approcher de la belle en dehors des événements mondains, tel est leur accord. Peu importe combien cela l’exaspère.

« - Un instant… répond-elle d’une voix trahissant son désespoir. »

Ses mains retombent doucement le long de son corps. Aucune breloque ne vient embellir sa peau hâlée ce soir. Aucune illusion, si ce n’est de ravissantes fleurs s’épanouissant indéfiniment dans sa longue chevelure tressée. Ceci et le sourire hypocrite qu’elle arbore en renfermant la porte de ses appartements. Ses lèvres se posent fébrilement sur la joue de son conjoint, tandis que celui-ci lui murmure quelques mots au creux de l’oreille.

« - Vous n’attirerez jamais son attention vêtue ainsi, pauvre sotte. Paroles assassines.
- Je n’ai d’yeux que pour vous, mon bien-aimé. riposte-t-elle calmement à voix haute. »

Des heures et des heures de répétitions devant le miroir pour en arriver à ce résultat passablement convaincant. Il s’esclaffe aussitôt, la saisit brutalement par la taille.

« - C’est ce que nous verrons. lâche-t-il cruellement avant de l’entraîner véhémentement vers la tour principale. »

Sans un mot. Seulement quelques regards convoiteux en direction de cette femme qui s’est toujours refusée à lui. Son coeur se serre amèrement. Pourquoi ne peut-elle pas l’aimer comme les autres ? Comme Joséphine ? Il s’était, pourtant, plutôt bien comporté aux prémices de leur mariage. À moins que… Peu importe. Tous affirment que l’esprit de famille ne se manifestera pas aujourd’hui. Que pourrait-il donc craindre ? Puisque c’est à son bras que Constance fait son entrée remarquée. Des signes de tête distingués et des sourires mesurés à chacun des invités. Comédie humaine. Car, elle n’a aucune envie de se montrer à ses côtés. En atteste la coupe de champagne qu’elle vient de vider d’un trait. Ainsi que la seconde. Dire que la soirée ne fait que commencer.

« - Madame Phronèmanos, Monsieur ? les coupe un domestique au beau milieu d'un échange politique particulièrement passionné. Pardonnez mon intermission, mais il semblerait que certains convives n’ait eu vent du… Du code vestimentaire préconisé. bredouille-t-il en indiquant discrètement le réfractaire. »
 
La Toile répond d’emblée à sa contrariété, lui recommandant de retenir son soupir irrité. Avez-vous bien compris, Constance ? lui demande sèchement sa mère. Personne ne vous pardonnerait une telle incorrection. D’une gracieuse révérence, elle s’excuse pour son absence imminente, tandis que la silhouette de son époux s’efface rapidement. Les bienséances et les responsabilités, bien peu pour lui. Si méprisable… Et si vous vous préoccupiez de mon tendre époux pour changer, Katarina ? rétorque-t-elle, désobéissante. Et, avant que son ascendante ne la réprimande, ses talons vertigineux claquent avec élégance sur le marbre lustré, couvrant le vacarme de ses sombres pensées. Se dirigeant avec aisance à travers les conviés, elle rattrape insensiblement le répréhensible.

« - Bonsoir. articule-t-elle, un sourire suffisant aux coins des lèvres. L’un de nos valets pourrait-il vous venir en aide ? lui demande-t-elle en toisant l’attirail de son interlocuteur. Avec… débute-t-elle avant de s’interrompre un court instant. Ceci ? poursuit-elle en indiquant d’un signe de tête, quelque peu méprisant, cette épouvantable cape affublant le corps du jeune homme. »

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YOU MAKE MY HEART BREAK MORE EVERY DAY.
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élégance et harmonie du chaos arctique
Galathée Almophos
élégance et harmonie du chaos arctique
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missives : 101
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labeur : une petite fée qui manie les filtres et les poisons. Naissent de ses mains, des crimes et des guérisons. Quelquefois, elle s'improvise faiseuse d'ange pour traiter des cas plus complexes.
masure : dans le froid glacial du pôle. Il lui arrive de quitter sa petite taverne pour voyager un peu.
les palpitations : un amour basé sur le mensonge. Mais pourquoi vouloir chercher à effacer des caresses, des baisers amoureux, des mots doux glissés dans le cou, des étreintes enflammées ?
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Sam 6 Juil - 9:17



Galathée a entendu parler d'un bal organisé par les membres de la Toile où absolument tout le monde pouvait s'y rendre. Elle trouvait que c'était une très belle occasion pour montrer aux nobles à quel point ils pouvaient être faibles. Elle a parlé à Basile de ce bal. Étant lui même membre de la Toile, il était forcément au courant de la nouvelle. Elle trouvait l'occasion bonne pour se venger de sa famille. Aidée de son ami, ils ont concocté un mélange de poisons assez puissants pour déstabiliser quelques nobles de sa famille. Ils ont dû s’organiser à l’avance car ces deux là ne pouvaient pas venir ensemble. Galathée était forcée d’aller au bal avec son frère, Pedro, pour qu’ils puissent faire connaissance. L’idée ne la réjouissait pas le moins du monde. Pourtant, c’est son père biologique qui a fait le premier pas et qui est venu faire sa connaissance. Galathée a appris que son père est vivant, prêt à faire sa connaissance.
Tout comme son frère.

Elle marchait à côté de lui sans lui adresser la parole. En même temps, à quoi bon se parler maintenant alors qu’ils se sont ignorés pendant une vingtaine d’années ? Elle ne voulait pas non plus faire plaisir à ce père qui ne l’a jamais aidé. L’infidélité de sa mère ne l’empêchait pas de venir la voir et de tenter de la sauver d’une enfance souillée par la misère et la culpabilité. De temps en temps, elle jetait un regard vers lui pour le détailler. Elle se sentait mal de le détester sur le moment. Elle se dit qu’il a eu une enfance surement plus heureuse que lui, qu’il avait au moins son père à ses côtés pour l’accompagner sur le chemin de la vie. Ils étaient du même sang, frère et soeur mais en réalité, ils n’étaient que deux étrangers, aux vies bien différentes.

Arrivée sur les lieux du bal, la jeune femme eut un élan de dégoût. Les nobles étaient toujours dans les démonstrations superficielles de richesses. Tout semblait être en or massif tant le moindre élément de décor de la salle brillait. Les nobles faisaient partis eux mêmes de ce spectacle de lumières. Élégamment habillés, ils semblaient si soignés que leurs costumes dissimulaient presque le monstre arrogant et cupide qui se cache en chacun d’eux. Galathée lança un regard vers Pedro pour voir sa réaction puis reporta son regard vers la salle. Elle chercha à apercevoir Basile, sans succès pour l’instant.

- Si tu as faim, viens au buffet tout seul. De toute façon je ne comptais pas passer la soirée avec toi. J’ai déjà fait plaisir à ton père en t’accompagnant, maintenant laisse moi tranquille.

Elle lança ces mots en le regardant froidement. Une haine pleines de rancunes s’emparait d’elle à chaque fois qu’elle le regardait.
C’était plus fort qu’elle.

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t’es belle tu sais. avec tes cheveux ébènes et ton regard de princesse. dommage, tu as les mains souillés de crimes. dommage, ton coeur bat mais ta conscience  se lamente. tu as des rêves poétiques mais aussi des idées noires. attention petite princesse, tu deviens sorcière.
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douceur de l'arc-en-ciel et mélodélice
Sigurd Hypnosès
douceur de l'arc-en-ciel et mélodélice
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missives : 327
sablécus : 43
au pôle depuis le : 16/03/2019
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labeur : taxidermiste, la chair putréfiée et les yeux perlés comme seule compagnie, les derniers instants de vie figés pour l'éternité dans tous ces animaux à jamais tombés.
masure : maison difforme à l'allure fantomatique, nichée près des dunes, face aux jardins botaniques et à l'académie des insectes.
les palpitations : cheveux ébènes gorge de soie, cils rayons de soleil et lèvres trop fines pour être embrassées. elle lui bousille le coeur par son ignorance, quand il la regarde, il a peur de la briser, tant elle est porcelaine, et lui mimosa. // et puis feu flamme feu femme, saga dans les veines saga dans le sang, saga partout comme un soleil brûlant, son double miroitant, son épaule pour pleurer.
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Dim 7 Juil - 21:36

Endimanchés comme de vrais princes et princesses, les plus grands tout comme les plus petits du Pôle se pressent à l'entrée de la grande salle de bal. De la porte d'entrée, on entend les airs s'élancer, les pas des danseurs frapper la piste et les paroles chuchotées. Ici tout n'est que splendeur, c'est magistral, féerique, empoisonné. C'est comme une rose, beau mais au toucher, piquant. Sigurd serre la main de Saga, ils y sont enfin. Ils sont parvenus à semer Igor à la gare, à l'heure qu'il est, il doit boire dans un bar des faux alcools. Seul. Tant mieux.

Pierres serties d'argenterie, tous les orfèvres ont donné de leurs mains pour embellir les cous et les poignets, les chevilles ou les oreilles des dames. Il se sent à l'étroit dans son costume à deux sous, auprès de sa femme si belle dans sa robe. Elle brille comme à son habitude tandis que lui n'y parvient pas. C'est triste, mais c'est comme ça. Il remet son noeud droit, effleure ses boucles, enlève un cil posé sur la joue de Saga. Geste tendre, le calme avant la tempête se promet-il. Son coeur bat à la chamade, dans quelques minutes ils seront jetés dans la foule aux serpents plus épineux que toutes les roses de la Citacielle. Et ils les plumeront ces reptiles, ils leur enlèveront chaque écaille, leur extorqueront toutes les jolies parures. Il aperçoit dans la foule quelques visages connus, après tout le pôle entier est réunit ici.

Une fois la porte passée, Sigurd se tourne vers sa femme. C'est grand quand même. Il prie secrètement pour pas la perdre, pour pas qu'ils se fassent prendre. Il aperçoit une belle jeune femme à la chevelure rousse. Myria. Oui. C'est elle. Comme dans son souvenir elle est la poupée fragile perdue dans cet univers trop pouilleux. La demoiselle en détresse qui crie sans son dans la marée humaine trop violente pour elle-même. Douceur sucrée dans un monde salé, amer, cassé. Un regard vers Saga. Advienne que pourra n'est-ce pas ? Il l'embrasse, sur la joue, puis s'éloigne doucement vers la mirage aux yeux de biche. Et c'est là qu'elle apparaît.

Elle est resplendissante, elle a une robe magnifique elle aussi. Ses cheveux sont coiffés tels qu'ils rehaussent la pureté de son visage. Il la regarde et le temps s'arrête, il s'approche, doucement. Il oublie doucement la terreur que lui inspire ce lieu, la peur de rater son entreprise. Il ne voit qu'elle. E l l e.
A n d r o m è d e.
Elle est accompagnée d'un jeune homme ((oh Sigurd s'il te plaît ne sois pas jaloux lui murmure sa conscience)), il est beau, doux, mais Sigurd a mal au coeur de le voir ainsi la regarder. Qui est-il ?
Il s'approche d'elle encore, Andromède ?
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de sang et d'amour
Saga Thypnos
de sang et d'amour
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missives : 259
sablécus : 11
au pôle depuis le : 12/06/2019
planisphère : BAL DE BIENVENUE 4371664e
labeur : Chasseur, un travail dur mais qui rapporte assez pour nourrir ceux que j'aime
masure : Là où le vent me porte, mais surtout avec Sigurd
les palpitations : Veuve triste mais de nouveau mariée, un beau jeune homme en quête d'amour, d'un rêve
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Lun 8 Juil - 11:15

Le Bal
Douce Arnaque Festive
C'était rare une occasion pareille et elle avait peur de tout faire échouer. Ils réussiraient à tous les avoir. Quelques mots murmurés par son cavalier, un baiser sur la joue jeté tendrement, délicatement, comme une plume balancée de toute ses forces à la figure de quelqu'un. Il lui lâcha la main. Il était estomaqué. Il s'éloignait sans qu'elle le remarque. Et elle, elle avait peur. Quand ils étaient rentrés, la vague humaine l'avait submergée. Elle avait peur de se noyer dans ce monde. Mais elle devait se ressaisir. Il ne fallait pas qu'elle échoue maintenant.

Elle s'avança alors. Elle gênait le passage des autres convives et puis, ne pas se mouvoir dans la masse, ça faisait tâche et ce soir, le but était de prendre porte-monnaie et bijoux alors il ne fallait pas être trop remarqué. Pourtant elle avait l'impression que quelque chose n'allait pas. Quelqu'un la fixait dans l'ombre. Ça l'angoissait. Elle essayait de rester naturelle (autant qu'elle le pu avec son maquillage et ses accoutrements qui lui donnait l'impression d'être comme tous ces gens, juste image de façade cachant au plus profond de son être la noirceur de l'homme).

Elle s'arrêta et se retourna. Où était passé Sigurd ? Il était parti vers des gens probablement mais elle ne l'apercevait pas. Tant pis, elle le retrouverait plus tard, sûrement en train de discuter.

Elle avait vu une fille aux cheveux de feu, en entrant, qu'elle ne connaissait pas mais elle sortait de l'ordinaire. Cette femme, cette Mirage d'après son tatouage, pourrait peut être être son excuse du soir pour côtoyer la haute société en toute discrétion...
Son instinct de chasseur lui avait appris à tout observé et elle avait repéré l'homme solitaire au gros manteau de fourrure, peut être une peau d'ours. Il lui rappelait quelqu'un dans sa façon de se tenir... Peut être un Invisible ?
Et puis elle n'avait pas encore vu Pedro. Pourtant il lui avait dit qu'ils se reverraient ici...

Bon, elle savait qu'il fallait se mêler à la masse mais vers qui aller pour mener à bien sa mission ?
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ouragan sur tes lèvres
Pedro Almosilus
ouragan sur tes lèvres
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labeur : les rails sillonnent les champs et les vallées, percent les souterrains, redessinent les champs. niché dans un train, pedro enchante ses wagons, emmène ses passagers jusqu'au bout du monde, sourire aux lèvres, mains données pour l'éternité à ces vents catastrophés, ces
masure : bicoque sur le lac d'acide, village loin des maux. les silences s'apprivoisent alors que la pluie tombe, on dit que les dragons sombrent dans cette étendue quand ils ne savent plus que faire.
les palpitations : simour tel un miroir, y plonger est un délice. monde d'amour et de fierté brillent en quinconce leurs lumières, illusions et mots se perdent tandis que leurs mains s'emprisonnent.
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Lun 8 Juil - 11:39

Un télégramme reçu ce matin alors que Saga venait de partir. Dessus des mots tapés avec dédain, il le sent malgré la machine, et le sceau de la puissance écrasé sur le papier ne fait aucun doute sur sa provenance. Il dit ce soir tu vas avec cette jeune fille, elle se prénomme Galathée, c'est ta cavalière. C'est ta sœur. Père a dit et ses désirs font désordre, cette jolie dame à la peau dorée est donc de son sang ? Ga, la, thée. Trois petites syllabes qui se bousculent dans son cerveau. Lui n'a connu que les damoiselles persuasives, aux lèvres perlées des gouttes du lac d'acide, lui ne connait rien aux fastes de la Cour et elle, cette inconnue venue de nulle part est à ses côtés, resplendissante. C'est sûrement pour ça que Pedro quand elle le regarde à la dérobée lui dit Tu... tu es heu
jolie ?

Un sourire esquissé en demi-lune, croissant plutôt rare ces derniers temps. Lui n'a que Simour en tête et la cherche dans la foule, est-ce qu'elle sera là, est-ce qu'elle aura réussi à venir par ici ? Et l'ombre du père qui plane sur ses plaies, c'est terrible de devoir faire attention à chaque instant. Pedro ne sait rien de Galathée, ne sait pas sa mère, ne sait pas ce que son père lui a fait, mais il voit dans ses yeux la haine qu'elle éprouve à son égard, ça le chagrine toute cette colère. Oh mais Galathée, si seulement tu savais combien ce garçon étincelle a enduré les coups, si seulement tu savais à quel point les hématomes ce soir sont cachés sous les belles draperies. Si tu savais tout ça tu ne le regarderais pas ainsi.
Pedro serre un peu le bras de sa sœur, perdu dans cette marée, ils marchent sur le côté de la piste de danse, mille fois il croit marcher sur sa robe ou sur celle d'une autre femme de la haute mais non tout va bien calme toi Pedro. Il cherche encore Simour, puis Saga, ne les aperçoit pas, la déception se lit sur son visage mais il s'empresse de la cacher quand elle tourne la tête vers lui. Il lui sourit, il s'attend à ce qu'elle dise quelque chose de gentil, après tout c'est la fête et ils n'ont pas de raison de se détester autant que cela. Mais quand sa voix s'élève ce n'est que pour lui cracher dessus.
- Si tu as faim, viens au buffet tout seul. De toute façon je ne comptais pas passer la soirée avec toi. J’ai déjà fait plaisir à ton père en t’accompagnant, maintenant laisse moi tranquille.
Pourquoi tu es méchante ?
C'est plus fort que lui, c'est sorti tout seul. Pedro ne connait que les mots pour se défendre seulement personne ne le laisse parler alors Pedro se lasse et pleure. Mais cette fois ci il lève la tête, la regarde dans le fond des mirettes, tant pis si les autres nobles osent lorgner sur ce couple étrange dont les manières montrent bien que même s'ils sont venus ensemble ils sont l'un pour l'autre deux antipodes que l'on a rassemblé maladroitement.
J'espère que tu voudras bien danser... Pedro ton langage,
Aurais-tu l'amabilité de m'accorder une danse tout à l'heure ?
Encore un effort, Pedro, je sais bien que c'est difficile pauvre fils,
S'il te plaît ?
Il voit un jeune homme (Sigurd) l'appeler,
Andromède ? Andromède ? Mais
Bon je te laisse Galathée, à tout à l'heure.
L'air est étouffant, quand tout à coup il aperçoit la jolie coiffure de Saga et Saga dans la belle robe de Simour et SImour
pas Simour, en fait. Pas encore sûrement. Il l'espère.
Il se précipite mais un peu trop vite, se cogne dans une jeune fille à la robe aux roses (@Myria Almosilus) Oh pardon madame voudrez vous bien m'excuser ? Je suis un peu pressé... Sourire, au final c'est facile les manières au Pôle.
Il s'approche de Saga, ce qu'elle est belle vraiment, Désolé, j'étais avec ma sœur. Où est ton mari ?
Il tourne énergiquement la tête, la musique est bonne, ses pieds le démangent, Viens danser ! Il lui prend la main, c'est parti pour s'envoler.
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Sagesse infinie des falaises d'Atlakès
Geb Panoratos
Sagesse infinie des falaises d'Atlakès
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labeur : Chasseur et sculpteur sur bois à ses heures perdues
masure : Atlakès
les palpitations : Marié à Freya
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Mer 10 Juil - 23:36

Bal de bienvenue
Mascarade et bienséace




La chambre était spacieuse et richement décorée. Digne d'une suite du Clairdelune. Pour autant, je ne me sentais pas à ma place. Pas à l'aise dans ce décors trop fastueux et faux. Tout n'était qu'illusions et poudre aux yeux. Je me méfiais de tout et de tout le monde tout en sachant parfaitement que la fête de ce soir était primordiale pour se faire des alliés au sein du pôle. L'avenir du clan dépendait uniquement des accords et des alliances qui seraient conclus au cours de la soirée. Les enjeux étaient réellement très importants et c'était également le moyen de revoir Dimitri qui séjournait actuellement ici. Je savais que je lui demandais un gros sacrifice, lui non plus n'était pas à l'aise dans cette immensité de faux-semblants. Toutefois, les Invisibles ne pouvaient pas se tenir trop à l'écart de la vie à la cour. Je souhaitais une harmonie entre tous les clans mais je savais que ce n'était pas le cas de tout le monde, ce soir me permettrait de jauger un peu qui pourrait devenir un allié et qui deviendrait un obstacle à mes projets.

J'espérais autant que je craignais une apparition de Farouk. Son humeur était si changeante, ses caprices pouvaient être si dévastateurs. Des vies pouvaient être en jeu ce soir si nous n'y prenions pas garde. Je n'aimais pas cette atmosphère bourdonnante de scandales et cette lourdeur que les complots lui apportaient. J'esquissais un léger sourire tandis que Freya ajustait la cravate noué à mon cou. Je lui volais un baiser avant qu'elle ne s'éloigne en riant. Elle était magnifique dans sa robe de mousseline bleu clair. Le tissu vaporeux épousait ses courbes à la perfection, tel un nuage qui l'aurait habillé. Grâce épurée qui fascine et qui surprend à la fois. Envoûtante, j'aurais pu l'admirer sans me lasser, rester ici en sa présence. Retirer couche après couche, les étoffes qui dissimulaient à mon regard d'autres trésors. Ceux que je connaissais par cœur mais que je ne me lassais jamais de redécouvrir encore et encore. Je glissais mes mains sur ses hanches et embrassais tendrement ses épaules dénudées, remontant à la base de sa nuque sous ses gloussements appréciateurs. J'aurais pu continuer, explorer davantage si elle ne s'était pas dérobée à mon étreinte en riant.

"Nous allons être en retard, Geb ! Fenrir nous attend sans doute déjà."

Je poussais un soupir résigné avant d'enfiler la veste de mon costume trois pièces.

"Parce que nous pouvons réellement être en retard à ce genre d'événement ?"

Elle ne prit même pas la peine de me répondre et ajusta mon col avant de lisser le devant de ma veste et de m'embrasser tendrement. Le sujet était clos et je n'avais plus rien à contredire. Je quittais presque à regret la suite que les membres de Toile avaient mise à notre disposition. Fenrir nous attendait déjà auprès des ascenseurs qui nous mèneraient jusqu'à la tour de Farouk. Je lui adressais un sourire alors que nous le rejoignions, sa mère ne put s'empêcher de tendre la main vers ses cheveux comme pour le recoiffer.

"Comme tu es beau mon fils."

Freya lui adressa un sourire remplit de fierté et déposa un rapide baiser sur sa joue avant de s'écarter pour rejoindre l'ascenseur qui nous attendait. La douceur de mon épouse n'avait pas sa place ici mais elle avait insisté pour venir. Son rang lui accordait ce que son sang lui aurait refusé autrement. Elle était la femme du chef des Invisibles et cela lui ouvrait indéniablement des portes qui seraient restées closes pour tout autre Sans-Pouvoir. Mon rôle était à présent de veiller à ce qu'il ne lui arrive rien, tout comme à Fenrir et à Dimitri. Nous étions une famille soudée malgré nos désaccords et je savais que je pouvais compter sur eux en toutes circonstances. Je m'appuyais avec lourdeur sur la canne que j'avais pris le soin d'emporter. Outre l'aspect décoratif, elle me permettait de dissimuler la douleur qui s'était réveillée dans ma jambe droite et le léger boitillement qui l'accompagnait. J'inspirais profondément avant de pénétrer dans la cage dorée qui nous conduirait jusqu'à la salle de bal.

Cette dernière était richement décorée, le monde présent était déjà impressionnant et je pris le temps d'examiner l'assemblée à la recherche de visages connus. Un homme attira mon attention, il avait cet aisance de ceux qui ont l'habitude du monde de la cour, leur arrogance aussi et leur port altier. Je pouvais sentir la méchanceté et la fausseté de l'homme à des kilomètres. Les chuchotements sur son passage le disait en deuil mais je n'avais pas l'impression de voir là quelque de profondément attristé par la perte d'un être cher. Je resserrais légèrement mon emprise sur le bras de Freya alors qu'il nous dévisageait lourdement en passant près de nous. Son sourire malsain me mit mal à l'aise et je me contentais d'un hochement de tête poli et froid dans sa direction. Je pouvais sentir qu'il ne me considérait pas comme le bienvenue, il finit néanmoins par incliner légèrement la tête en signe de politesse et tendit une main dans ma direction. Je la saisis d'une poigne ferme et sûre. Les hommes de son genre ne m'impressionnaient pas mais je me méfiais d'eux et de leurs sourires mielleux.

"Timur Almosilus. C'est un plaisir. Je ne crois pas avoir eu le plaisir ou la chance de croiser votre chemin auparavant. Monsieur ?"

"Panoratos. Geb Panoratos. Plaisir partagé, Monsieur Almosilus."

Un Mirage donc. Je lui adressais un sourire poli alors que je relâchais sa main. Je ne souhaitais pas m'attarder davantage. Son sourire s'agrandit légèrement alors que son regard s'attardait sur Freya, une lueur traversa son regard mais je ne réussis pas à capter son sens.

"Ah, je vois ! J'espère que vous appréciez votre séjour à la Citacielle. On dit qu'elle peut se montrer... hostile. Surtout avec les étrangers."

Il me toisa sournoisement avant d'incliner la tête à nouveau et de s'éloigner avec élégance. Cet homme ne m'inspirait pas confiance. J'échangeais un regard avec Fenrir avant d'apercevoir Dimitri dans la foule. J'esquissais un sourire satisfait avant de le rejoindre. Je posais une main paternelle sur son épaule.

"J'ai cru ne jamais te trouver dans toute cette foule. Comment te portes-tu fils ?"

Je posais un regard légèrement inquiet sur lui alors que Freya se soulevait sur la pointe des pieds pour déposer un baiser affectueux sur sa joue, sa main ne lâchant pas son bras.

"Tu t'acclimates bien ? Si tu as besoin de quoique ce soit n'hésite pas à nous écrire ou à nous rendre visite. Tu sais que tu seras toujours le bienvenu."

A l'entendre, c'était comme s'il nous quittait pour toujours. Ce n'était pas le cas bien sûr. Je ne l'exilais pas par gaieté de cœur. Je savais pertinemment ce qu'il avait traversé dernièrement et peut-être que l'éloigner quelques temps lui ferait le plus grand bien. Je ne souhaitais pas qu'il fasse un deuil de dix ans comme Fenrir et peut-être que cette mission ici lui permettrait d'oublier un peu son chagrin. Je l'espérais sincèrement. Je fus tiré de mes pensées par une jeune femme qui s'adressa à mon neveu. Je la détaillais discrètement avant de froncer légèrement les sourcils. Y avait-il donc un souci avec sa cape ? Cela suggérait qu'il y avait eu un dress-code d'imposé et personne ne semblait nous avoir prévenus au préalable. Ce qui était fort ennuyeux.




_________________
IT'S OUR DESTINY
♛ J'avais un rêve de la vaste prairie. J'avais un rêve du pâle ciel matinal. J'avais un rêve que nous volions sur des ailes dorées. Et nous étions pareils exactement pareils toi et moi. Suis la voix qui t'appelle chez toi. Suis tes rêves mais souviens-toi toujours de moi. Nous sommes les deux qui font la paire. Nous sommes deux cœurs liés l'un à l'autre. Nous ne ferons qu'un à jamais. Peu importe où tu vas, je serai là à tes côtés.

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les mots doux de la sérénité
Patience Phronèmanos
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labeur : Ambassadrice de la Toile
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Dim 14 Juil - 23:25

Bal de bienvenue


Pour le bal organisé par la Toile, Patience avait veillé à ce qu'aucun accroc ne se produise. Des hommes étaient dispersés dans toute la pièce où se déroulait l'événement, prêts à intervenir ou à faire intervenir le seigneur Farouk si jamais les Déchus conviés dérapaient, le repas avait été confié au meilleur chef qui puisse exister au Pôle, et puis les grands de ce monde sauraient s'amuser. Elle pouvait donc réfléchir à qui serait son cavalier, et qui de mieux que son cousin, @Basile Phronèmanos pour l'accompagner à son bras ?

Elle s'empressa donc de lui faire parvenir un message lui demandant s'il acceptait de l'accompagner au bal, puis alla se choisir une tenue qui ravirait les yeux de tous. Elle était l'Ambassadrice, et elle comptait bien le rappeler à ceux qui seraient présents au bal. Dès qu'elle eut une confirmation de son cousin, elle jeta son dévolu sur une robe de soirée bleue, peut-être moins imposante que les robes traditionnelles mais qui semblait briller tel le ciel étoilé, et à l'heure dite, rejoignit son cousin sur le pas de sa porte avant de se diriger avec lui vers la salle de bal.

Lorsqu'elle y parvint, un léger sourire de satisfaction se dessina sur son visage en voyant le vaste peuple qui occupait la salle ; tous, ou presque, étaient vêtus comme des coqs ou des poules de basse-cour, très peu avaient eu l'audace de se démarquer du lot. Elle repéra rapidement @Myria Almosilus et se hâta de l'avoir continuellement dans son champ de vision, lui faisant peser son regard sur sa nuque. Il ne faudrait pas que la princesse Mirage laisse libre cours à sa haine envers les Déchus... Mais il était temps, à présent, de faire bonne figure et de saluer tout ce petit monde, au bras de son cousin. En espérant qu'il fasse honneur à la Toile, ce dont elle ne doutait absolument pas.
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phébus aux yeux empathiques
Basile Phronèmanos
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labeur : étudiant en médecine.
masure : l'ambassade du clairdelune.
les palpitations : un coeur à prendre.
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Lun 15 Juil - 13:39


 
Lorsqu'on se contemple devant un miroir, la forme et le reflet se regardent. La forme n'est pas le reflet, mais le reflet est la forme. Dès lors, lequel désignait véritablement le réel ? Debout depuis un certain temps déjà devant la glace de ma chambre, seul, je me répétais inlassablement les mêmes paroles, encore et encore. Ne te laisse pas avoir par les charmes et les illusions dont certains pourraient user ce soir, tu es plus malin que ça. Les imaginoirs, ce ne sont que des absurdités. Ayant passé toute mon enfance à l'ambassade du Clairdelune, je savais parfaitement comment ce genre de festivité pouvait se dérouler. Je me souvins avoir longtemps observé les visages des invités d'autrefois, leurs moindres faits et gestes, chaque rictus sur leur visage. Je les avais étudiés, d'une certaine manière, avant de finir la soirée à valser en compagnie de ma sœur dans nos appartements privés. J'attendais alors avec impatience le jour où moi aussi je pourrais enfin me montrer sans me faire réprimander par mon père. Il fallait donc croire que l'attente prenait fin. Malgré moi, un petit sourire narquois s'installa sur mes lèvres alors que je finissais de boutonner ma chemise blanche. S'il était rare à l'époque que je puisse distinguer quelques bribes de conversations, - je n'étais pas le plus discret des petits garçons, j'avais néanmoins compris que la fourberie était de mise à chaque évènement qui se déroulait dans cette salle de bal. C'était presque comme une gigantesque partie de cartes : chaque joueur laissait paraître ce qu'il voulait bien vous montrer mais avait toujours quelques coups cachés dans le revers de sa manche. Sans oublier les indénombrables coups de bluff qui, même si vous étiez sur le point de gagner, vous conduisaient tout de même à votre perte. Et avec les récents évènements, la mort de deux personnes déjà au Pôle, la partie s'annonçait inoubliable. Ne te laisse pas avoir par les charmes et les illusions dont certains pourraient user ce soir, tu es plus malin que ça. Les imaginoirs, ce ne sont que des absurdités. Je vis le sourire de mon reflet s'effacer, remplacé par un soupir las. Ces conflits entre clans prenaient une tournure beaucoup trop importante. Je me souvins encore des jours suivants la mort de Sir Ivan. Si en tant que membre de la Toile j'avais ressenti comme un vide en moi pendant plusieurs heures, ce n'était rien face aux sentiments de tristesse et de désespoir accrus que je pouvais ressentir lorsque j'entrais dans la même pièce qu'un autre membre du clan. À vous rendre complètement fou. Mais j'avais fini par ne plus y prêter réellement attention, pour mon propre bien. Ça ne signifiait cependant pas que j'avais oublié. Loin de là. Peu importante qui se cachait derrière ces calamités, j'étais bien déterminé à en savoir plus, dès ce soir. Je jetai un rapide coup d'œil à la montre sur mon poignet : je devrai bientôt rejoindre Patience pour descendre au bal en sa compagnie. Je nouai rapidement ma cravate et glissais trois minuscules flacons argentés dans ma poche. Galathée, comme à chaque fois que je lui demandais ses bons services, m'avait passé les quelques ingrédients nécessaires pour une mixture soporifique et hallucinogène. Ma toute première idée avait été d'empoisonner le buffet avant même le début de la soirée. Rien de bien méchant, juste quelques gouttes suffisaient à faire effet et les invités s'en remettraient en deux jours seulement. Voir moins, pour les plus robustes d'entre eux. Mais je m'étais ravisé quelques heures plus tôt. Après tout, je voulais également profiter un peu de la délicieuse nourriture avant qu'il ne soit trop tard. Parfois, étudier la médecine procurait quelques avantages. Certes, je suis certain que mes professeurs ne seraient pas ravis d'apprendre comment je faisais usage de leurs cours. Tant pis, qui le saura après tout ? Je faisais assez confiance à Galathée sur ce coup-là. Je n'attendis pas plus longtemps pour rejoindre Patience hors de ma chambre. Vêtue d'une robe bleue qui semblait scintiller de mille étoiles, elle était tout simplement magnifique. Comme à son habitude. Je n'avais pas hésité à accepter sa proposition pour l'accompagner à ce bal, et je ne regrettais rien. La Toile avait toujours eu du charme. « Tu es resplendissante. » Je souris, lui proposai mon bras, et nous nous rendions à cette fameuse salle ensemble. Beaucoup faisaient déjà honneur de leur présence, mais il était évident que tout le monde n'était pas arrivé. Je distinguai quelques visages familiers, sans pour autant savoir replacer les noms. Je me promis alors d'aller faire plus ample connaissance un peu plus tard. N'oublie pas de pas te laisser berner par les charmes des autres. Ce soir, c'est toi qui berne. Je retins subitement ma main de se poser sur les flacons dans ma poche, esquissant à la place un sourire et un signe de tête respectueux à tous ceux que je croisais. Peu importait leur clan, ma famille m'avait éduqué avec les bonnes manières de la cour. J'arrêtai un valet et prit deux verres de champagne sur son plateau, dont un que je tendis gentiment à ma cousine. « J'ai comme le pressentiment qu'on va bien s'amuser ce soir. Regarde un peu celui-là, avec sa cape. » Constance avait l'air de s'en charger, de toute évidence. J'observai la scène du coin de l'œil, tout en portant le verre à mes lèvres. S'il voulait se faire remarquer, c'était réussi. Je tournai la tête, à la recherche de Galathée, mais je ne l'aperçu pas. L'effet de foule commençait doucement à se faire ressentir.

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rudesse incarnée des falaises d'atlakès
Fenrir Egoratos
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labeur : Chasseur
masure : Une petite maison à Atlakès
les palpitations : Amoureux d'une personne innacessible
les rides : 31
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Lun 15 Juil - 18:36

Le bal de bienvenue
Rassemblement d'assassins

Je passe ma main dans mes cheveux impeccablement coiffés. Je croise mon regard dans le reflet de la vitre, un regard fatigué, usé, battu. Je retiens le soupir de malheur qui est coincé dans ma poitrine depuis des jours. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, aucune issue ne semble se dégager. Je tiens droit comme un i, les mains dans les poches. Je prends le temps de m'inspecter dans le miroir : un homme portant une barbe finement taillée, le protégeant du froid mordant qui sévit en dehors de la Citacielle qui semble oublier qu'elle vit sur une arche polaire. Un costume s'ajustant parfaitement à la musculature de l'homme : un trois pièces avec un veston couleur crème se mélangeant au noir du pantalon et du blazer. Une chemise blanche qui fait mal aux yeux tant elle réfléchit la lumière. On dirait un homme qui a l'habitude des grandes réceptions, qui sait se tenir correctement, il a même des gants blancs pour cacher ses cicatrices. Un homme qui ne semble pas souffrir de la faim et du froid, qui n'a jamais connu le malheur. Oui, c'est ce que je vois quand je me vois, il semblerait que je sois doué pour paraître autre chose que ce je suis réellement. Est-ce là un don des descendants de Farouk ? Pour survivre, nous devons porter des masques pour ne pas souffrir ? Tandis que l'ascenseur monte péniblement, j'essaie de faire le bilan des derniers jours, je refuse de fermer les yeux, sous mes paupières, il y a la silhouette d'Eileen qui dans un champ de fleurs, ignorant les affres de la vie, la dévorant à pleine dents.

Je suis fiancé à Vladislava. Pas pour l'amour, pas pour l'honneur, pour notre survie. J'ai envie de croire que je rage de cette destinée, de ce choix que l'on m'a imposé. J'ai envie de me rebeller contre mon père, lui hurler dessus pour lui rappeler que je ne lui appartiens pas, que je suis seul maître de moi-même. J'ai sincèrement envie de le faire, de toutes mes forces, mais je ne peux pas. L'adolescent rebelle que je suis à laisser place à l'adulte. Celui qui comprend la décision. Je suis l'aîné. Je suis le fils du chef, c'est moi l'héritier des Invisibles. Je porte sur mes épaules l'avenir d'un clan. Et plus je m'élève haut dans ce ciel pollué d'illusions, plus je me rends compte à quel point il est précaire. Nous pouvons nous faire valser par Farouk et les anciens clans ne sont pas enclins à nous voir débarquer. Nous sommes vus comme des barbares savant à peine parler. De notre côté, nous les voyons comme des êtres décadents cupides et se plongeant sans gêne dans la luxure. Ils savent manipuler l'Ancêtre sans soucis et cela risque de nous poser problème. Une partie d'échec a commencé, tous les clans le savent, ce soir, ça va être une démonstration de force, la question est de savoir qui va commencer les hostilités. J'avoue que j'adorais les commencer, en plus, ma fiancée est connue pour être une mercenaire redoutable. Une arme de dissuasion bien efficace. Bien que je n'ai aucune envie de la considérer comme un objet, elle se révèle être un atout formidable. Nous allons devenir le clan des guerriers et des tueurs, quiconque nous approche passera sur le fil de l'épée. Je regrette de ne pas pouvoir cacher des armes sur ce costume, l'envie de raccourcir quelques Mirages me tente sérieusement. Mais avoir ce genre de pensées ici pourrait se révéler bien dangereux, la Toile veille au grain et vu les derniers fracas à la cour, ce clan a tout intérêt à redorer son blason

Quand la porte s'ouvre, je me sens assailli par les différents regards, mon père fait l'objet de toutes les curiosités avec sa canne, je serre les dents, il ne faut pas qu'il montre le moindre signe de faiblesse, sinon, ça risque de jaser et nous n'avons pas besoin de ça. Ma mère s'avance, radieuse, aussi belle qu'une reine, la seule Sans-Pouvoir mais elle s'en moque éperdument, elle les maîtrise tous sans souci, je ne peux m'empêcher d'être admiratif de cette femme, pas simplement parce que c'est ma mère mais parce qu'elle n'a pas peur de la cour ni de Farouk, elle ne les redoute aucunement. Un Mirage s'approche de nous, je ne l'écoute pas mais je sens déjà toute la tension dans l'air s'élever d'un cran, vu le regard de mon père, il serait prêt à l'égorger sur place. Je regarde ma mère et je lui propose mon bras qu'elle prend avec plaisir, je lui glisse à l'oreille :

"Eh bien Maman, tu pourrais attendre avant de narguer un Mirage, tu sais bien que les festivités ne sont pas encore officiellement commencées ..."

Elle me pince le bras pour me rappeler à l'ordre, ignorant totalement que j'ai dépassé la trentaine, pourtant je vois son sourire du coin de l'œil, visiblement amusée par ma remarque. Nous sommes dans la gueule du loup, autant montrer notre unité, si l'un d'eux s'attaque à notre clan, l'acte de guerre sera déclaré dans la seconde qui suit, sans la moindre hésitation. Comme j'ai hâte de voir la suite des événements, je sens que nous allons nous amuser comme des petits fous. Le gratin du Pôle est réuni au même endroit, ça donne envie de foutre un bazar sans nom pour fêter ça joyeusement. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à le penser, c'est ça qui est fantastique. Cela doit être la seule forme de cohésion que la cour partage, détruire les autres clans.
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Lame Hivernale
Vladislava Egoratos
Lame Hivernale
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labeur : Mercenaire réputée, donneuse de mort, espionne sans visage. Arme impitoyable, outil entre les mains des plus fortunés qui seuls peuvent s'offrir ses services... Depuis la réhabilitation, elle à rejoint les chasseurs de son clan.
masure : Atlakès, une maison sur pilotis et une minuscule maisonnette troglodyte qui lui serre d'armurerie et de lit de camp.
les palpitations : Trop froid pour palpiter (à se demander comment il bat, parfois) ; les corps à corps sont pourtant brûlants... et sans lendemains. /Fiancée par devoir à Fenrir, le futur chef, celui qui a été élevé comme son frère.
les rides : 22
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Lun 15 Juil - 23:05


Bal de bienvenue malvenu
Anciens déchus & les bêtes de foire
la chasse est lancée


Danger. C’était avec ce sentiment, ce mot retentissant avec force dans tous son être que Vladislava avait emprunté l’ascenseur menant à l’Ambassade, quelques heures avant le début officiel de cette mascarade, de ce test qu’ils appelaient bal. (y avait-il suffisamment sot pour croire autrement ? Les sots ne survivaient jamais longtemps aux pièges de la cour. Ceux qui semblaient l'être jouaient la comédie, avaient de bons appuis, où étaient condamnés. La cour était comme une belle mirage poudrée et cruelle, aux lèvres peinturées de poison.)
Arriver plus tôt, soi-disant pour se préparer correctement. Arriver plus tôt, pour se vêtir de son voile d’invisible, pour parcourir les couloirs labyrinthiques, repérer les échappées et recoins à éviter, prévoir à toutes les pires situations. D’aucun l’appelleraient paranoïa, d’autres pragmatisme ; l’instinct de survie était une chose bien mystérieuse. Nul chasseur ne s’aventurait sur un terrain peu familier sans faire de repérages, apprendre le terrain, envoyer des éclaireurs. Elle appréhendait cet évènement sous un angle particulier, avec le regard aiguisé d’un chasseur. D’un chasseur chassé. Ils seraient en position de faiblesse, ce soir, et auraient besoin de tous les atouts possibles. Et pourtant, ils avaient tout intérêts à prétendre le contraire. L'animal acculé qui se soumettait était déjà mort. Celui qui montrait des dents et attendait la moindre ouverture pour sauter à la gorge de l'adversaire... Celui là avait une petite chance de s'en sortir. Ou au moins d'en emporter avec lui.

Alors Vladislava repère, avec la patience caractéristique de son clan, bien qu'elle ait déjà mis les pieds à l'Ambassade auparavant, ce n'était jamais de trop... Elle effectue les même préparation que si elle préparait un assassinat, pour ne laisser aucune chance à sa proie de filer entre ses doigts. Pas de proie définie, ce soir, seule cette bête à la gueule béante et aux mille yeux qui s'appelait noblesse. Seuls des couloirs qui lentement se remplissaient de criards caquetants, d'Imaginoirs où bientôt se presseraient ces nobliaux accros aux mirages, perchés dans leurs nuages irréalistes... Vladislava ne juge pas, elle constate avec toute la force son indifférence.

La salle de balle est encore vide d'invités, lorsqu'elle y entre en se glissant derrière un valet pressé. Elle prend le temps d'observer la fin de préparatifs, l'installation, la démesure des mets prêts à régaler les papilles exigeantes de l'élite du Pôle. Elle ne touchera à rien, ce soir. La trompe à sonnée, la fanfare vengeresse va commencer. Elle était absolument certaine, le sang coulerait autant que le vin.
Comment pouvait-elle douter de la Toile, comment osait-elle supposer que le cénacle puisse être corrompu par la mort ?
Le réalisme.

Elle était prête. Tapie dans son coin, invisible, à regarder entrer les premiers invités, à les décortiquer comme on découpe la chair saignante de l'animal tout juste abattu. Ces superbes femmes et hommes, ces mensonges marchants, dont on ne voyait que ce qu'ils voulaient bien laisser voir. Des menaces, des alliés potentiels, mais tous autant qu'ils étaient, des dangers. Des visages familiers, car toutes ces années à rôder, Vladislava avait acquis certaines connaissances. Voilà Myria Almosilus, phénix réincarné au bras d'un homme qu'elle n'aimait pas -l'amour, ce mot vide de sens... Dimitri, son petit cousin à la simplicité rugueuse, qui allait faire jaser bien plus que toutes les courtisanes parées de leurs plus beaux atours... Ces quelques rares qui ne semblaient pas à leur place, décalés malgré les beaux autours, incapables de faire croire une seconde qu'ils étaient de ce monde. D'autres inconnus aussi, tant de monde, encore et encore qui s'engouffre entre les immenses portes, et peu à peu Vladislava est forcée d'admettre qu'il n'est pas raisonnable de continuer d'espionner sous le couvert de son don, alors qu'on lui a ordonné d'être présente en personne. Ceux qu'elle doit protéger sont arrivés, Freya la plus belle de toutes les intruses, robe écumante de délicatesse ; Geb et sa canne pour compenser sa faiblesse toute relative, force tranquille ; la perle et son huître. Vladislava n'est pourtant pas subjuguée par tous ces couples qui se font et se défont, par le jeu des gestes et des regards, par la toile poisseuse de faux-semblants. Elle est là pour surveiller, pour garder. Elle déteste le fait de voir Freya dans pareil décor, pour la première fois. Cible facile, déjà repérée comme par ce dangereux Mirage précédé par sa réputation qui vient tourner autour de la cheftaine des Invisibles.
Elle l'à à l'œil, celui là.

Par chance, elle n'est pas la seule à veiller sur les siens, ce qui faciliterait son travail. Les Invisibles s'étaient déjà réunis, noyau soudé, les fils fiers et glacials. Ils étaient la cibles des regards, de la haine. Ils étaient forcés d'être forts.
Il est temps, Vladislava.
Elle se glisse entre les invités pour sortir de là, discrétion forte d’années d’expériences, contourne d’un mouvement souple un bellâtre et sa potiche ; elle se faufile jusqu'à sortir de la salle et s'abriter dans une alcôve non loin pour redevenir visible.
Sitôt le carmin lui saute aux yeux, reflétée dans un large miroir, et par une illusion d'optique, elle croirait presque que ses bras son couverts du sang de tous ceux qu'elle à tués.

Elle cligne des yeux, et il ne s'agit plus que de longs gants qui couvrent sa peau diaphane parsemée de cicatrices. La mercenaire reste fidèle à elle même, toute de cramoisi vêtue, le tissus fluide aux profonds reflets du spectre de sa couleur favorite. Les lèvres carmines à jamais figées dans une ligne sévère, le regard d'acier trempé d'eau de mer qui se plonge dans ce reflet presque méconnaissable. La robe rouge vive est plus courte à l'avant qu'à l'arrière, faite sur mesure pour qu'elle puisse avoir une parfaite liberté de mouvements tout en répondant aux critères des ces nobles né et élevés dans un poulailler doré. Elle est irréprochable, image même d'une noblesse innée, de cet Ancêtre imprévisible qui se faisait désirer. Elle seule sait que le corset qui étrangle sa taille est fait d'une armature métallique. Elle seule sait que sa robe est moins faite pour faire joli que pour servir les dessins d'un garde du corps, d'un soldat.
Celle qui prône l'invisibilité, forcée de marcher dans la lumière. Ce but depuis si longtemps recherché, que de quitter leur bannissement... Tout ce travail accompli, pour tisser des alliances, pour entrer dans les bonnes grâces de l'Intendant... Et voilà. Les bannis n'étaient plus bannis qu'aux yeux de certains clans qui voyaient ce retour malvenu comme un danger.

C'est ainsi que Vladislava s’avance enfin sous les arches majestueuses de la salle de bal de Clairdelune, telle une louve prête à bondir sur sa proie. Qu’elle s’avance au-devant du combat, mains croisées au bas du dos, port altier et démarche martiale. Elle n'a pas et n'aura jamais la grâce des oiselles venimeuses qui rampent entre lumière et obscurité. Elle est brute, Vladislava, le pas silencieux, talons faits d'une matière spéciale pour assourdir le bruit. Elle est inatteignable, et est l'absolu silence et l'économie des gestes d'une tueuse née.

Visible. C'était ce à quoi elle était réduite, ce soir. Un pantin de plus, sur le devant de la scène, forcée de se donner en spectacle comme ces autres nobles aux ambitions démesurées. Elle n'était noble que de nom, et de visu, trahie par ces mèches platines et ce regard polaire. Elle était là parce que Geb l'avait demandé, parce que son devoir l'appelait. Les Invisibles en force.

Dénudée. Elle est mise à nu, ce soir, livrée en pâture des regards. Désarmée.
Alors autant qu'ils s'en mettent plein les yeux pour une bonne raison.
Qu'il aurait été aisé, de les arracher de leurs orbites.

« Chef. » Je vous salue, je vous respecte, suppose-t-elle de sa voix sans intonations, avec une inclination de tête prononcée, une déférence à peine cachée ; avec son échine fièrement dressée. Bras de fer, démonstration de force. Vladislava, la mercenaire notoire, qui se tient aux côtés du chef des Invisibles, de l'Ambassadeur, du fils prodigue -le fiancé- de la sans pouvoir, à qui elle fait tous des saluts muets ; qui imaginerait le sang qu'ils partageaient.

Invisibles, visibles.
Invisibles, cibles.

Mais il faudra d'abord lui passer sur le corps.

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Dimitri Egoratos
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labeur : auparavant chasseur pour le peuple du pôle, tanneur de peaux lors des saisons basses. mercenaire dissimulé pour le compte de son oncle et des invisibles, il laisse traîner des yeux et des oreilles au clairdelune grâce à son don de disparition personnelle.
masure : aujourd’hui détaché à la citacielle, capitale luxuriante de décadence et faux-semblants, il vit dans un appartement accommodé de l’essentiel - pour un ambassadeur de clan anciennement déchu.
les palpitations : veuf depuis quelques mois, vagabond des sentiments pour qui aimer n'est qu'une infamie.
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Lun 22 Juil - 15:52

le grand bal de bienvenue
ou pseudo bienvenue
Les mains se lient, les lippes s'étirent, des paroles doucereuses prononcées pour amadouer l'interlocuteur. Les gens se croisent au fil des rencontres, passant à la personne suivante comme des abeilles qui butinent les fleurs ; amassant les informations nécessaires avant de s'intéresser au suivant. Du coin de l’œil, l'oreille aux aguets, l'Invisible observe. Il les voit, ces quelques regards glissés sur lui, ces messes basses qui ne prennent même pas la peine d'être discrets, ces invités qui s'éloignent comme s'il avait la peste. S'il leur accordait la moindre importance, il aurait pu s'en montrer froisser, or, c'était loin d'être le cas. Les visages qui défilaient sous ses yeux glacials se ressemblaient tous, pour n'en former qu'un ; celui de l'ennemi, celui qui n'est pas Eux, celui qu'il faut craindre et de qui il faut attendre les pires bassesses.

Il découvrait des choses nouvelles, pourtant, Dimitri ; il devait bien l'avouer. La Cour lui était totalement inconnue et cet exercice lui permettait d'appréhender un nouveau terrain de chasse particulièrement hostile. Les Bêtes, notamment, étaient - pour le moins - plus curieuses que celles qu'il avait pour habitude de côtoyer. Sortes de rats géants à poils rats, qui reposaient aux creux de bras dodus et montraient les dents dès qu'une main s'approchait trop près des biscuits distribués par leurs maîtresses. D'autres, aussi hauts qu'un loup, les poils tout bouclés, semblaient jeter sur la plèbe les regards les plus désintéressés. Les Imaginoirs, également, faisaient parler d'eux. Sorte d'illusions géantes, elle répugnait à l'étranger, qui aurait détester perdre pied et la tangibilité de sa réalité.

Dimitri ne put pourtant pas continuer sa contemplation plus avant. À force d'observer les us et coutumes de la haute sphère, il en avait oublié ses pairs, qui l'avaient rattrapé bien vite. C'est d'une main imposante sur son épaule, familière, que Geb s'imposa à lui, accompagné de sa femme et de son fils, Fenrir. C'est sans masquer une surprise en demi-teinte que l'Invisible empoigna les poignets respectifs des hommes de sa famille, en marque de salut. Les voir lui mettait du baume en cœur, bien que ses traits ne laissaient rien paraître ; leur présence ne le ravissait pas pour autant. Voir son clan réunis au milieu du nid de serpents n'est jamais agréable.
« - J'ai cru ne jamais te trouver dans toute cette foule. Comment te portes-tu fils ?
- Mon oncle. »
Il n'eut pas le temps de répondre, que sa tante lui embrassait la joue avant de s'enquérir de son état.
« - Tu t'acclimates bien ? Si tu as besoin de quoique ce soit n'hésite pas à nous écrire ou à nous rendre visite. Tu sais que tu seras toujours le bienvenu.
- Tout va parfaitement bien, ma tante. Je vous en prie, ne vous faites pas de souci pour moi. »
Il était loin de dire la vérité, évidemment. La dernière chose qu'il voulait, pourtant, c'était d'inquiéter la seule figure maternelle qu'il n'avait jamais connue. Vladislava, une cousine, s'approche également d'eux, et c'est d'un signe de tête respectueux que Dimitri l'accueille. Personne n'aurait deviné, à leurs expressions sans chaleur, qu'il la considérait comme une sœur, une alliée de bataille sans pareille.

Les retrouvailles furent pourtant bien vites interrompues. Alors que Dimitri s'apprêtait à rendre la pareille en leur demandant de leurs nouvelles, ce qu'il s'était passé depuis son absence, une tornade brune s'interposa dans son champ de vision. La Toile transpirait par tous les pores de sa peau, jusque dans l'accent de sa voix, dont elle se servit comme d'une arme sur l'Invisible.
« - Bonsoir. L’un de nos valets pourrait-il vous venir en aide ? Avec… Ceci ?
Le sourire hautain, le dédain dans le geste de la tête qui indique la peau d'ours dont il s'est paré pour l'événement.
- Ceci ? Vous faites sans aucun doute référence à ma cape... Le seul héritage de mon père, qui est mort à la chasse, fait-il d'un air solennel, comme s'il contait une histoire. L'un de mes biens les plus précieux... Ma seule intention était de vous honorer, mesdames, messieurs, ce soir, en la portant, rajoute-t-il, remarquant que plusieurs visages se sont tournés vers eux suite à l'altercation. Loin de moi l'idée de vous faire offense, Madame. Si ma cape vous gêne autant, rien ne me ferait plus plaisir que de m'en débarrasser. »
Le geste accompagnant la parole, la cape se retrouve, d'un geste des épaules, dans les mains tendues du valet, qui chancelle sous son poids. Ne s'attendant pas à devoir ôter sa cape, l'Invisible ne portait rien d'autre qu'un pantalon de toile, exhibant ainsi aux yeux curieux les cicatrices de ses chasses passées. D'un sourire poli, bien qu'un poil carnassier, il narguait de ses yeux acier la petite araignée qui s'était imposée à lui ; la pudeur n'étant pas un principe de son vocabulaire.

Spoiler:
 

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te casser est un délice
Irmin Panphtalmos
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labeur : Chef du clan Mirage
masure : Une grande et belle demeure, celle du chef bien entendu
les palpitations : Marié à une femme qu'il n'aime pas, il n'hésite pas à la tromper
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Mer 24 Juil - 18:59

Bal de Bienvenue
Dans la masse d'insectes



J'étais en retard. Le bal avait commencé mais je n'en avais pas grand chose à faire. Je n'allais pas me presser. Mon petit plaisir d'aujourd'hui sera d'aller à cette fête où personne ne pense me voir. Ça va être drôle et je ne compte pas passer inaperçu. Et puis je suis persuadé que celui qui manigancé l'assassinat de Sérina sera là, il ne peut pas rater ça.

Une musique médiocre venait agresser mes oreilles. Bientôt ce seront mes yeux lorsque je passerai la porte et que j'entrerai dans la salle. Ma femme était restée avec Farouk sous mon ordre. Il vallait mieux qu'elle ne vienne pas avec moi celle là, elle était capable de faire une bourde. Je rajustais ma cravate et j'entrais.

J'avais raison. Beaucoup trop d'horreurs dans la même pièce. Certaines personnes s'étaient retournées en me voyant. Des murmures commençaient. Mon entrée avait été remarquée et j'en étais fier. J'aime quand les gens se retournent à mon passage. J'avançais en saluant chaque membre de mon clan avec un grand sourire. Je connaissais presque tous les Mirages.

Je vis Myria au loin dans sa jolie robe. Elle était d'un joli rouge, une robe vermillon. J'aurai préféré pourprée mais le vermillon lui allait bien. Sa robe était brodée d'illusions. C'était très fort de jouer sur un champ de roses, illusion simple et pourtant si belle. Ces fleurs de romance étaient portées par un vent imaginaire, doucement. Les pétales se balançaient au rythme de la musique. Sûrement l'illusion la plus travaillée car il fallait un peu de temps pour créer un mouvement parfait. Et là, tout était parfait. Chaque mouvement de l'étoffe, chaque pli créé sur cette toilette rendait ces deux illusions presque réelles. Oui, c'était un superbe exécution des talents de ma fille. Et puis les quelques touches dorées évitaient le monotone et rehaussait sa beauté. Oui, sa robe était resplendissante. Ses broderies étaient toujours très belles mais pour cette robe, elle s'était surpassée. Elle avait probablement travaillé longtemps pour arriver à un tel niveau de simplicité et de somptuosité. C'était un régale pour les yeux. Heureusement qu'elle était là avec sa joie robe pour pallier aux monstruosités visuelles qui s'étalaient dans ce bal de mauvais goûts. Sa robe sauvait ma journée. Elle était belle, Myria aussi.

Je tournais la tête puis j'aperçus Mademoiselle Pauline. Elle portait une robe bleue. Je l'avais rencontrée il y a un presque deux ans. Elle était clarinettiste mais aussi une superbe jeune femme. Elle ne se limitait pas à la clarinette. Elle était artiste dans l'âme. Elle était douée pour la peinture et était capable de les faire vivre avec ses illusions. Mais en ce moment, elle était en pleine écriture d'un roman. Elle était capable de faire vivre les mots. J'étais proche de cette jeune femme (bon j'avoue elle avait été mon amante un temps...). Et je savais que c'était son anniversaire. Je m'approchais donc d'elle et je lui baisa la main.

"Mademoiselle Pauline, vous êtes ravissante. Le bal vous plait il ?"

Elle lui répondit et bras dessus bras dessous, ils allèrent en direction des musiciens.
"Je suis heureux de vous trouver ici, j'avais peur de m'ennuyer. Oh ! Mais je manque à tous mes devoirs"
Je lache sa main et me place au milieu des musiciens. Surpris, ils s'arrêtent de jouer.
"(Haut)Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un bon bal.(En regardant le chef d'orchestre)Si vous me permettez, puis-je vous emprunter votre place un instant?"
L'homme intimidé s'exécuta. Les gens s'étaient arrêtés de danser, certains commençaient à râler, d'autres avaient arrêté de parler et s'étaient retournés pour me regarder.

Je m'approchais de Pauline et lui murmurais à l'oreille un "Joyeux anniversaire", puis je repris mes distances.
"(S'adressant à la foule) Messieurs, invitez une belle jeune femme, une jolie fleur et préparez vous pour une valse.
(S'adressant aux musiciens)En place je vous prie"


Démarra alors la musique : la valse des fleurs.

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Constance Phronèmanos
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labeur : la juriste élabore, avec méticulosité, le stratagème parfait pour se débarrasser de cette courtisane qui a osé s’approcher trop près de son imaginaire bien aimé. sombre aliénation. la belle a, cependant, longtemps été réputée pour son incorruptibilité, sa sincérité.
masure : somptueux palais, le clairdelune abrite, depuis toujours, ses quartiers. les exubérances ne se comptent plus. prospérité absolue. à moins que tout cela ne soit l’oeuvre des mirages, constamment cheminant dans les parages.
les palpitations : mariée depuis cinq douloureuses années et bien incapable de délaisser sa tour dorée pour sa supposée moitié. cet homme a, pourtant, bien tenté de la complimenter, la charmer, voire même l’hypnotiser, mais rien n’y a fait.
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Mer 31 Juil - 21:14

Le bal
Dimitri, Constance & le Pôle

Dans l’antre des loups. Les battements de son coeur s’affolent. Comme prise au piège. Constance incline respectueusement la tête en présence des chasseurs. Prédateurs qui ne manqueraient pas de lui sauter à la gorge si elle s’approchait un peu trop près de leur protégé. En particulier, elle. Vladislava. Ce prénom qui fait trembler d’inquiétude la justice. Si mystérieuse, si cruelle. Elle a, toutefois, le mérite de s’être vêtue pour l’occasion… Elle.
« - Ceci ? Vous faites sans aucun doute référence à ma cape... Le seul héritage de mon père, qui est mort à la chasse. précise le fautif d’une voix sentencieuse. »
 
Excédée, Constance lève les yeux au ciel en guise de réponse. J’ignorais que les chasseurs étaient aussi d’excellents violonistes. pense-t-elle avec sarcasme, tandis qu’un Phronèmanos fureteur se distraie aussitôt de ce commentaire malvenu.
« - L’un de mes biens les plus précieux... poursuit-il avec témérité. Ma seule intention était de vous honorer, mesdames, messieurs, ce soir, en la portant. »
 
Cette fois-ci, un rire méprisant se détache de ses lippes délicates. Une réaction nerveuse, trahissant son inquiétude face à ces prunelles indiscrètes qui les scrutent, ces oreilles inquisitrices se tendent vers eux.
« - Par pitié… murmure-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, désireuse d’en finir au plus vite avec cet acte théâtral.

- Loin de moi l'idée de vous faire offense, Madame. Si ma cape vous gêne autant, rien ne me ferait plus plaisir que de m'en débarrasser. »
 

Et, si elle avait su, Constance, qu’il lui ferait l’affront d’une telle indécence, elle serait sagement restée à l’écart, à s’enivrer d’une énième coupe de champagne en attendant l’arrivée de l’esprit de famille. Jamais elle n’aurait imaginé que la situation puisse ainsi lui échapper, que l’un des convives prenne plaisir à s’exhiber. Alors, elle l’observe, silencieuse. Ce torse constellé de mystérieuses entailles qu’elle considère avec vigilance. Ses pommettes empourprées par tant de sobriété. Un raclement de gorge la rappelle brusquement à la réalité. Soucieux d’un service irréprochable, le méticuleux domestique s’est éclipsé sur la pointe des pieds. La bouche de la jeune femme s’entrouvre, prête rappeler à l’ordre ce maudit valet, mais il est déjà bien loin, titubant avec difficulté à travers la foule. Décontenancée, la main de la belle se pose avec fureur sur l’épaule nue de l’impudique. Impulsive. De son bras frêle, elle l’attire vivement vers elle.
« - Gardez votre honneur pour vos frivoles parties de chasse. lui susurre-t-elle à l’oreille. Et, suivez-moi. I-mmé-dia-tement. articule-t-elle avec autorité, sa langue claquant avec âpreté contre son palet. »

Elle ne lui laisse pas l’opportunité de protester, ses longs doigts s’enroulant autour de son poignet blâmable. Avec dépit, elle l’entraîne en direction des vestiaires recueillant, au passage, les indiscrétions de la cour. Ce scandale-ci, elle s’en serait volontiers passé. Au bout du couloir, redingotes démodées, précieuses étoles et foulards colorés se donnent en spectacle sur de stupéfiants portemanteaux. Pas l’ombre d’un laquais. Pénible silence. Il semblerait qu’elle ne puisse compter que sur elle-même ce soir. Avec agilité, elle se faufile à travers de vulgaires plumages, d’élégants vestons et de longs imperméables, se remémorant ainsi d’interminables parties de cache-cache dans ces lieux interdits. Aucune trace de l’illustre cape. Cette ambiance intolérable l’oppresse à mesure que les minutes s’écoulent. Lentement. Son jugement à la recherche d’un dénouement satisfaisant. Réfléchis, Constance. Réfléchis. Puis, d’un geste vif, elle s’empare d’une mise distinguée.
« - Celle-ci devrait vous convenir. lui préconise-t-elle en lui tendant brusquement une veste de costume particulièrement soignée. »

Vêtement d’un azur profond, soulignant la clarté de ses yeux à lui. Un choix dont elle se félicite par avance, bien que l’hésitation apparente du jeune homme suscite son agacement. Avec lenteur, son bras élancé se dissimule dans la manche de l’habit. À croire qu’il cherche uniquement à l’exaspérer.
« - Je n’ai pas toute la soirée. peste-t-elle en s’approchant de lui. »

Impatiente à l’idée de voir ce corps correctement vêtu, elle se permet une proximité qui pourrait déranger, son buste à quelques centimètres à peine de celui du contestataire. Contrariété irréfutable et méconnaissance visible des sujets masculins.
« - Il s’agit de votre première fois, n’est-ce pas ? l’interroge-t-elle  d’une voix légèrement plus douce, en boutonnant rapidement son uniforme récemment acquis. À la cour ? résume-t-elle précipitamment, avant que la Toile ne s’esclaffe et ne commente son inexpérience à elle. »

Son regard accroche le sien momentanément, en l’attente désireuse d’une réponse de sa part. Anxieuse. Constance s’éloigne de quelques pas et examine le coupable une fraction de seconde. Son anatomie demeure aisément décelable. Néanmoins, le costume emprunté, à nul autre que son exécrable mari, lui apporte un charme certain. Et cela, elle ne le supporte pas.
« - Il serait peut-être temps de vous mettre à la page. lâche-t-elle avec sévérité. »

Chaque chose en son temps et celui des civilités est révolu. Cependant, des chuchotements spontanés tentent de l’apaiser. Alban s’est volatilisé, Constance. lui souffle l’une de ses cousines. Peu importe… répond-elle en respirant calmement. Certains convives affirment avoir aperçu Farouk. Et, il ne lui en faut pas davantage pour rejoindre, à la hâte, la salle de bal en compagnie du récalcitrant.
« Je vais vous raccompagner. l’informe-t-elle simplement, ses pas empressés résonnant entre les passages brillantés. »
 
À peine arrivés, une voix masculine retentit:
« - Messieurs, invitez une belle jeune femme, une jolie fleur et préparez vous pour une valse. »

Elle se retourne vivement, à la recherche du Roi du Pôle. Peut-être lui offrirait-il une danse cette fois-ci ? Or, dans la résolution de son mouvement, son épaule se heurte à quelque chose. Ou plutôt à quelqu’un. Il n’est donc pas retourné auprès des siens ?
« - N’y pensez même pas. déclare-t-elle en dévisageant l’Invisible. »
 

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