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 Sang Marin - ÈVE

écrivainpoème d'hiver
de sang et d'amour
Saga Thypnos
de sang et d'amour
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Sang Marin - ÈVE OxpVVBLx_o Sang Marin - ÈVE MTHruG3Z_oSang Marin - ÈVE D6Bhr7nY_o

missives : 259
sablécus : 11
au pôle depuis le : 12/06/2019
planisphère : Sang Marin - ÈVE 4371664e
labeur : Chasseur, un travail dur mais qui rapporte assez pour nourrir ceux que j'aime
masure : Là où le vent me porte, mais surtout avec Sigurd
les palpitations : Veuve triste mais de nouveau mariée, un beau jeune homme en quête d'amour, d'un rêve
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Ven 12 Juil - 18:12

Sang marin
Saga & Ève

Elle était dans un nouveau songe mer des rêves
Sommeil plongé dans l'océan après sa danse
Le tumulte croissant lui crevant les tympans
Étroit murmure lui laissant soudain sa chance
S'était enfin stoppé dans une vague trêve

Le sel de l'eau lui caraissait son doux visage
Mais elle n'était plus cette femme connue
Elle était un des chasseurs dangereux des mers
Elle avait une robe aux rayures ténues
Qui dessinait des spirales dans les virages

Regarde sa nage non sinusoïdale
Qui ne ressemble pas à celle d'une anguille
Regarde son ivresse et son envie de chair
Qui sort de ces pensées et de cette coquille
De délicatesse pour devenir un mal


Elle a faim, cette faim de tout être marin
Que les vaguelettes ne peuvent arrêter
Que l'odeur des bégonias ne peut calmer
Sa faim de requin qui ne fait que souligner
L'esprit naïf dans un monde de mandarins

Soif de savoir, soif de comprendre, juste soif
Tous les grains ont mûri pour cette soif terrible
De raison par le raisin de la connaissance
Celui qui est et restera imputrescible
Doux raisin raison qui pourra orner sa coiffe

Les rois, les reines sont fatigués donc les eaux
Sont gouvernées par elle, pour ne pas que tous
Se trouvent traînés par les rimes hypnotiques,
Maléfices mirabelles, en carton, mousse,
Se fassent mangés par les monstres abyssaux

Car les poissons sont attirants, bien comestibles
Comme au dessus de l'eau passant les grandes grives
Quant aux monstres, ils sont protecteurs mais nuisibles
Comme le ragondin détruit tout sur la rive
Mais les monstres sont dangereux, inaccessibles.

Une mécanique bien huilée dans ces eaux
Où les plus faibles sont aspirés, dévorés
Où les monstres attirent tous les étrangers
Où le sommeil est une longue éternité
Dans un doux mélodrame abyssal des plus beaux

Alors les poissons se réunirent et dirent :
"Nous t’apportons tous les cerveaux les cimetières
Les murailles de la ville s'effaceront
Et d’amont en aval nos pensées ô rivières
S'engageront à te servir et à périr"

Elle vivait dans la mer, eux préféraient lacs
Et rivières, cours d'eau où les petits poissons
Ne sont menacés que par leurs grands congénères
Et pour pas se faire bouffer, ces polissons
Font copain copine. Le tour est dans le sac

Les poissons devaient aller trouver les gardiens
De la mémoire de ce vieux monde aquatique
Pour qu'elle puisse enfin s'unir à cette soif
Que ses pensées d'époque moderne à antique
S'imprègnent des siennes, qu'elles créent des liens

Citation :
"Voir c'est savoir, savoir c'est prévoir"

Elle faisait peur les poissons la respectaient
Car elle les dévorerait à tout moment
Lorsqu'ils partirent l'eau s'agita autour d'elle
Deux de ses congénères ensemble dansant
Se faisaient la cour, s'amusaient, enfin s'aimaient

Le paradis blanc des amants ouvrait ses portes
Et elle, âme seule, restait les observant
Jusqu'à ce qu'une ombre la retrouve et rejoigne
Cette dernière avait erré déambulant
D'une façon légère mais surtout accorte

Tu vois lui dit elle ces deux requins là bas
Ils sont loin pourtant on les voit distinctement
Le requin-tigre est le seul ovovivipare
De cette famille de carcharinidés.
Il ne faut pas confondre le requin citron
Et les requins tigres qui ne sont par marteau
Ils ne sont ni perdrix, ni faucon, ni frelon
Il y en a tellement tu n'as pas idée
Mais ces requins ci sont très loin d'être guépard
Tiens, ils se reproduisent actuellement
J'espère qu'ils n'auront pas fait trop de dégâts

Sa gestation est d'environ une année.
Les œufs enfin fécondés restent dans le ventre
De la mère jusqu'à éclosion des oeufs
Une femelle peut donc porter en son centre
Jusqu'à une quarantaine de beaux bébés

Elle avait besoin de toujours déambuler
Toujours, même très très doucement pour survivre
Parce qu'elle avait bien besoin de respirer
Donc elle continue, reste avec les vouivres
Et puis elle aime faire des cercles, roder

Puis tout à coup elle entendit un son en haut
Alors elle monta vers la claire surface
Rayon de soleil, caresse sur l'océan
L'accueillit et elle apercevait sur la place
Des gens silicones, gras, flasques, à chapeaux

Ils étaient, oui, sur la plage coco câline
Mais la voix douce de l'autre côté venait
Elle apercevait l'étroit détroit, noir et sombre
Un nuage menaçant, angoissant, planait
Pourtant l'eau était claire et belle, cristalline

Citation :
"Qui n'a rien à risquer est prêt à tout."

Et là, elle était prête à aller voir là bas
Bruits comme une sonnerie tournaient en boucle
Elle ne comprenait que quelques courts fragments
Rouge précieux, un peu comme une escarboucle
Et qui brillait de mille voix en tendre éclat

S'enchaînaient maintenant les rimes et les mètres
Tout devenait tumulte quand on s'approchait
Elle se laissait pousser par ce doux zéphyr
Mais les poissons lui barraient la voie , la bloquaient
Elle chassa alors poissons et son mal-être

Après tout,
Citation :
"Le bonheur est parfois caché dans l'inconnu"

Mais le bonheur avait une incantation
Aux sons étranges et assez inquiétants :
Venez âmes errantes, les voiles perdues
Venez toutes couler dans ma gorge profonde
Soyez prêtes, venez, approchez près de nous
Venez vous perdre ou bien vous noyer dans mes ondes
Vous êtes invitées, vous êtes attendues
Auprès de nos reines murènes et leurs chants
Et laissez vous aller à la tentation


Le détroit tout à coup avait changé de face
Le concept énoncé dans ce chant prit son sens
Le travail de cette peur aujourd'hui commence
Elle laisse ses graines, prendre sa semence
Et les grains du temps s'écoulent en grappes, passent

Le monde avait changé de regard et de couleurs
Les hommes à genoux sur la rive du ciel
Priaient pour que la hache de Dieu ne s'abatte
Pour que le soleil caresse de rayons miel
Les joues en larmes de pleurs, enfin qu'elles meurent

Des travailleurs de la paix avec des gardiens de la mer
Mais les gardiens de la mer veulent une guerre
Ils feront tout pour la déclarer, s'en prendront
Aux voiliers, aux bateaux, aux marins, moussaillons
Périront dans les flots par la main du duo
De gardiens entrainant un infini chaos

Que se passera il maintenant qu'elle sait?
Allait elle s'enfuir, partir loin du détroit?
Allait elle choisir ? Parcourir l'inconnu?

Deux voix s'offraient à elle, et elle avait le choix
Elle voulait savoir si elle périrait

Citation :
Ce qui importe, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers.

Elle s'avança encore et vit un rocher
Elle se demandait à quoi servait vraiment
Ces pierres immenses qui ne peuvent bouger
Ne respirent pas, ne sont même pas vivantes
Mais à quoi servent ils ces minéraux, rochers ?

À part bâtir des petites maisons hors bois
Extraire du minerais (faut savoir faire)
À part essayer de faire des isolants
Ou encore le ballast des chemins de fer
Sinon comment peut on l'utiliser? En quoi?

Vraiment les cailloux ne servent pas à grand chose
Parfois morceaux de calcaire mourant dans l'eau
Parfois au contraire, en abritant des coraux
Mais certains, enclos dans l'asphalte reposent

Car le rocher présent là était monstrueux
Plus impressionnant que les plaisirs mondains
Plus terrifiant que les ciseaux coupant le fil
Ce rocher est mythique comme les ondins
Mais celui là dévorera tous malheureux

Ce rocher est connu
On ne le présente plus
C'est Scylla le terrible
Il vous a pris pour cible
Qui fera couler le sang
Dans les abysses tant
Que les eaux deviendront rouge
Et que plus rien ne bouge

L'eau bougea puis le courant devint violent
Elle peinait à garder cap vers ce rocher
Car un grand tourbillon venait de se créer
Essayait par tous les moyens de l'emporter
Pour l'emmener vers l'autre et en l'engloutissant

Elle devait remonter le plus haut possible
Les vagues tournaient toujours et la retournaient
L'écume blanche que faisait le tourbillon
Sur la douceur salée de ce calme horizon
Prouvait la tempête qui en bas se passait
Tout, par le monstre, fait de manière ostensible

L'eau tourne, sa tête aussi, puis les vagues s'en mêlent
Et avec elle dansent sans fin les bulles
Elles se mélangent et les quelques rayons
Passant dans l'eau déforment l'eau douce couleur
Tout devient coloré comme lorsque l'ivresse
Prend le dessus sur la raison et qu'emportés
Se laisse aller à la triste mélancolie

L'eau se trouble et les réseaux de cristaux de sel
Commencent à se voir et tels des bouts de tulle
Les voiles légers bruissent et naissent à foison
Mais les gouttes de sang laissent voir la terreur
Qui colore les abysses et n'a de cesse
De détruire ces breloques, perles salées
Qui sont nées d'un tourbillon de grand appétit

En miroir à Scylla, son bien aimé se place
Charybde le dévoreur et porteur de mort
Qui défendra l'amour de sa belle Scylla
Contre vents et marées, contre magie, les sorts
Alors pour la protéger, les marins il chasse

Elle boit la tasse et les magiques paroles
Qui lui rentrent dangereusement dans la tête
Perte de la raison et de la vie fait peur
Mais elle sait, elle passera cette quête
Si elle veut un jour prendre son bel envol

Les gardiens des océans et de la mémoire
Dans la douceur d'été des nombreux ombreux soirs
Ces deux êtres s'aimaient plus que tout au monde
Ils se regardaient face à face dans cette onde
Scylla jouait de la musique et avec la vie
Appréciait entendre des hommes les cris
Charybde mangeait et la protégeait toujours
Êtres inséparables chantant leur amour

Elle pensait à ce cher, tendre amour lointain
Et que leur peine devait être d'un immense

Pleur, une relation à longue distance
Compliquée pour imaginer ses lendemains

La tristesse berçait elle encore leurs jours ?
Leurs chants étaient ils seulement source de peine?
Était ce ces tristes larmoyantes déclames
Qui bouleversaient autant les profondes âmes ?
Les peines des deux amants étaient elles reines
Dans les profondeurs, auprès des coeurs les plus lourds ?


C'était bien une histoire de pleur et d'amour
les monstres de poisons et de passions
Étaient les héros principaux dans les poissons
Qui montraient leurs belles chansons et leurs atours

Était elle en train de mourir maintenant ?
Allait elle sombrer une seconde fois ?
Perd elle la vie et la notion du temps ?
Avait elle vraiment bien fait le bon choix ?


Elle fut lancée par Charybde sur Scylla
Cette dernière détruit, broya sa nageoire
Jambe cassée, elle ne pouvait plus nager
Comme si Scylla abattait sa mâchoire
Alors elle hurla de rage, elle cria

Mieux fallait mourir dans ce piège que dans un filet de pêche
Attrapée par cette volonté de savoir
Puis une pierre tomba, le silence aussi
Une silhouette là haut, elle voulait l'apercevoir
Elle leva la tête et elle vit sa mèche

Une jolie mèche de lumineuses boucles
Qui coulait sur ses frêles épaules très blanches
Elle était sur le rocher comme à son balcon
Mais la vue de notre requin-tigre se trouble
Cette jeune femme qui semblait être franche
L'aiderait peut être avec sa douceur de flocon

Elle croyait à la chance et que quelqu'un la protégeait
Elle savait, elle serait toujours aidée
Cette jeune femme était la preuve incarnée
Notre presque noyée sûrement s'en sortirait

Elle aurait voulu servir et ne pas la laisser
Elle aurait voulu que tout soit réversible
L'aider, la sauver cette belle naufragée
Actions belles journées sommeils terribles
Mais elle était en train de lentement sombrer

Elle croisa son regard cristallin lucide
Image d'une vraie noyée aux lèvres exsangues
La pauvre jolie princesse avait du subir
Sa vision s'évanouit, puis elle tangue
Mais elle a vu le tumulte qui en elle réside

Citation :
"Il y a souvent plus de choses naufragées au fond d'une âme qu'au fond de la mer."
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Ève Phonostore
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labeur : artiste de cirque, vagabonde, déchue, charmeuse de serpent, femme à la peau vipère et au venin caché, ève est de ces gens insignifiants qui savent si bien enjôler les ombres.
masure : tantôt sous la voûte étoilée tantôt à l'abri, elle vit sous la protection du dieu cobra // les derniers voyages l'ont menée à Atlakès, sur les rails de la gare.
les palpitations : adam le géant aux bras de velours, l'acrobate dansant sur les fils. des pulsations irrégulières, parfois feu sûrement misère, des palpitations impossibles.
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Sam 20 Juil - 18:22

l'été continue sa course. les chevaux galopent sur la plage, leurs sabots laissent des traces sitôt recouvertes par les vagues et leur écume. bêtes fantômes perdues, leur pelage blanc devient irisé sous les rayons de la lune. elle les voit s'éloigner, laissant une traînée de sable derrière eux. leurs crins fouettent leurs museaux, balayés par un zéphyr chantant. de là où elle est, elle pourrait presque entendre le le chant des sirènes la replonger en hiver. ils pourraient presque souligner la singularité de ce lieu où le chaos n'a pas su s'immiscer.
des perdrix volent à l'horizon, à sa droite, un ragondin danse, plein d'ivresse. il lui rappelle ses amis au cirque, elle les voit tout là bas sur la plage, mangeant des mirabelles ou d'autres fruits comestibles. la journée a été dure pour eux aussi, le travail a laissé place au répit, il sera tard demain quand on estimera les dégâts, et alors adieu les copines.
seule, ève pense. assise sur un rocher, la nuit est un plein jour, ce dernier est éternel, il lui semble que jamais le nocturne n'a su lui dérober le diurne. à ses pieds, des écailles multicolores, greffés sur les aspérités rugueuses de sa pierre. elles étaient déjà là lorsqu'elle est arrivée, elle ne s'est pas posé de question, n'a pas pensé à un maléfice, ni à un mauvais présage (elle aurait dû pourtant). elle s'est laissée à rêver, offerte à la nuit. revoyait le retour des saisons, les bégonias qu'elle avait oublié d'arroser avant de dormir, les cartons qu'ils auraient dû jeter en levant le camp. l'eau dort comme une prison, les nuages, même s'ils se laissent déambuler, n'osent pas recouvrir les étoiles. ses longs cheveux cascadent sur ses épaules, une boucle descend en spirale sur ses courbes, on dirait une rivière. ses paupières fermées, elle écoute la douce mélodie des vaguelettes  s'échouant sur la rive résonner à ses tympans.

puis soudain, les eaux se fendirent en deux, on aurait dit la mer rouge s'ouvrant pour laisser passer les hébreux. le sel ruissela dans ses prunelles, trempa ses vêtements. les écailles se hérissèrent, elle voyait très distinctement plusieurs cous de forme sinusoïdale s'élever, un cri plus perçant qu'une sonnerie, des yeux de faucon la dévisager. elle n'était plus qu'andromède abandonnée face aux monstres, et elle avait réveillé le gardien des mers. elle oublia vite les films qu'elle s'était fait, ce soir elle n'attendrait personne à son balcon. elle hurla à son tour, les dents étaient pointues, voulaient la dévorer. mais elle était hors de portée et vit, entre deux clignements de paupière, une silhouette miniature, absorbée par un monstre terrible. si sur Σκύλλα elle était, le pauvre fragment d'homme là bas devait être en proie à Χάρυϐδις. exsangue, elle réfléchit, cramponnée de son mieux au corps rigide, et non pas flasque de sa terrifiante monture. elle chercha une arme, quelque chose pour venir en aide à cet humain en perdition, aussi fragile qu'un canard mandarin, elle voulut une épée, une hache, même une plaque de silicone pour taper sur la bête. elle se mit à prier pour qu'une nuée de frelons vienne incendier la chose, mais rien, pas même un concept intelligent, même fictif, n'arriva.
scylla pourtant répondit, chose surprenante, à sa demande, s'abaisser violemment vers la mer, plongea presque, ève saisit la main du naufragé, s'aperçut que c'était une femme. elle ne lâcha pas prise, et quand le monstre se redressa, écumant de rage, elle tira de toutes ses forces et le duo s'envola sur le dos de la terrible nymphe.
au loin, elle vit un lac, ressemblant à un de ces fabuleux pays imaginaires qu'on rêve de visiter en enfance, qui semblait bien calme. pas si loin de la mer. même très proche. elle fit un nouveau vœu, essaya d'adresser un message personnel à son bourreau, mais le monstre rocheux alla plus haut vers la lune qui l'éblouissait, elle avait mal aux yeux de toute cette lumière. la femme pourtant semblait ne rien voir, elle se rappela qu'il faisait nuit et qu'elle voyait. cela lui fit tout drôle. quand elles furent si haut, projetées par le monstre marin, elles retombèrent. leur chute dura si longtemps qu'elle crut qu'elles allaient s'écraser et se briser, mais elles retombèrent dans le lac, la vase amortit leur atterrissage. quoique sonnée par cette prodigieuse descente, ève se faufila dans un chemin étroit, au fond de l'eau, elle voyait encore comme en plein jour, ne lâcha pas la femme, encore inconsciente, puis sorti sur la berge, seule, enfin libre, respirant à plein poumon l'air saturé en oxygène.
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Mar 23 Juil - 0:01

Sang marin
Saga & Ève

Elle commençait à reprendre ses esprits. Elle était sur la berge. Quand elle comprit cela, elle regarda autour d'elle. Quelques minutes auparavant, elle se trouvait bloquée entre Charybde et Scylla puis elle avait vu la belle jeune fille, une jolie môme apparaitre comme un fantôme. Oh non ce n'était pas une de ces sorcières aux vilaines verrues et leurs balais comme poneys. Non c'était une belle princesse. D'ailleurs où était elle ?

Elle essaya de se relever mais avec sa jambe cassée elle ne réussit pas. Elle se tourna donc et se mit à plat ventre. Maintenant s'offrait à elle une belle vue. Elle voyait la berge dans son intégralité. Elle avait l'impression d'être comme tous ces poissons échoués sur la rive, incapables de bouger et de respirer. Et pourtant elle aurait voulu prendre ses jambes à son cou.

Encore un peu sonnée, elle observait devant elle deux grands moulins, les moulins de mon cœur pensait elle. Le syndicat n'était qu'à quelques pas. Juste à côté, à droite, se trouvait un champ où gambadait un coq. À gauche du second moulin, elle apercevait une pelouse verte et à côté d'une statue de fakir, une silhouette. Elle avait la vue brouillée mais elle était certaine que se tenait devant elle un dinosaure.

Il fallait courir, ne pas perdre un instant. Il l'avait repéré et la regardait. Son regard de magma était prêt d'éclater et de l'attaquer. Mais quelle sottise d'avoir été voir dans ce détroit ! Vite il fallait se dépêcher de fuir. Elle avait mal à la tête comme si un coup de soleil avait brûlé son cerveau. Mais au coeur de la nuit, on n'y voyait rien, sauf des silhouettes.

Le dinausore faisait grmmmblr grmmmblr lorsqu'il marchait dans le sable. Elle se releva comme elle pût en s'appuyant sur ses bras. Elle glissa, retomba à plat sur le ventre, rempa vers l'eau. Elle commençait à avoir du mal à respirer. Elle avait envie de pleurer, envie de fuir. Elle cria de douleur, de peur, de rage lorsque le monstre s'approcha. Elle préférait encore mourir noyée par Charybde et Scylla que dévorée par la créature. Ce dinosaure ne s'approcherait pas plus. Elle fit un bon sur ses jambes, hurla lorsqu'elle prit appuie sur celle cassée. Elle était bien amochée mais elle décida quand même de faire face au dinosaure.

Un petit poisson, un petit oiseau, une petite chanson s'élèvent dans l'air. Elle le regarde. Elle a peur mais refuse de le montrer. On voit danser la mer. Elle n'a plus beaucoup de temps. Il faut qu'elle retourne dans l'eau. Elle est requin, il faut qu'elle aille nager mais le dinosaure à l'air de vouloir la suivre...

Trois, deux, un.

Un demi tour rapide, elle trotte le plus vite possible. Elle ramasse un caillou qu'elle lance vers son poursuivant. Elle en ramasse une seconde plus grosse, usitée de la même manière. Elle aimerait pouvoir envoyer tous les cris les SOS vers la mer pour qu'on vienne l'aider. Elle se jette à plat ventre pour éviter un projectile, une pierre que le dinosaure a dû relancer. Elle s'appuie contre un rocher pour se relever. Elle est presque arrivée à la mer mais elle sent une main l'agripper. Elle se retourne violemment. Non pas un dinosaure, un australopithèque peut être... Mais ce regard elle l'avait vu. La jeune femme se tenait devant elle. Elle avait lu la peur dans les yeux de ce requin mais elle voulait la rassurer, du moins c'est ce qu'elle donnait l'impression de vouloir faire.
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